42 Bataille de Malplaq.uet.
baïonnette, au bout du fusil. Marlborough à la droitefêlait 8i: soutenait les plus grands efforts. Le maréchaîde Villars dégarnit un peu son centre pour s’oppoferà Marlborough , 8c alors même ce centre fut attaqué.Les retranchemens qui le couvraient surent emportés.Le régiment des gardes, qui les défendait , ne putrésister. Le maréchal, en accourant de fa gauche àson centre , fut blessé, 8c la bataille fut perdue. Lechamp était jonché de près de trente mille mortsou mourants.
On marchait fur les cadavres entassés , surtoutau quartier des Hollandais. La France ne perdîtguère plus de huit mille hommes dans cette journée.Ses ennemis en laissèrent environ vingt 8c un milletués ou blessés ; mais le centre étant forcé , les deuxailes coupées , ceux qui avaient fait le plus grandcarnage furent les vaincus.
Le maréchal de Boufflers (q ) sit la retraite en bon
( q ) Dans le livre intitulé Mémoires du maréchal de Berwick , il est ditque le maréchal de Berwick fit cette retraite. C’est ainsi que tant de mémoire»font écrits. On trouve dans ceux de madame de Maintenon par la BeaumelUytome V, page 99 , que les alliés acculèrent le maréchal de Villars de s'êtreblejjé lui-même , ò* que les Français lui reprochèrent de s'tire retiré irop tôt. Cefont deux impostures ridicules. Ce général avait reçu un coup de carabineau-destòus du genou , qui lui fracassa l’os, 8c qui le fit boiter toute fa vie.Le roi lui envoya le Sr Maréchal son premier chirurgien, qui seul empêchaqu'on lui coupât la cuisse. C’est ce que je tiens de la bouche de M. le maré-chal de Villars 8c de ce chirurgien célébré : c’est ce que tous les officiers ontfu; c’est ce que M. le duc de Villars daigne me confirmer par ses lettres. IIn'oppose que le mépris aux sottises insolentes 8c calomnieuses de la Beaumelle .
N. B. Les mémoires de Berwick dont parle M. de Voltaire ne font pas lemême ouvrage que nous avons cité dans nos notes. Le maréchal de Berwickdéfendit le Dauphine- 8c la Provence contre le duc de Savoie pendant les,campagnes de 1709,1710, ï 711 &: 1712 , avec beaucoup de succès 8cmalgré une grande infériorité de forces. Ces campagnes, pendant lesquelles