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Tome vingt-unieme.
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RESISTANCE

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Philippe V. Leur opiniâtre résistance prouva quePhilippe V , délivré même de son compétiteur, nepouvait seul les réduire. Louis XIV, qui dans lesderniers temps de la guerre n’avait pu fournir nisoldats ni vaisseaux à son petit-fils contre Charles sonconcurrent, lui en envoya alors contre ses sujetsrévoltés. Une escadre française bloqua le port deBarcelone ; 8c le maréchal de Berwick l’affiégea parterre.

La reine d’Angleterre , plus fidelle à ses traitésqu’aux intérêts de son pays, ne secourut point cetteville. Les Anglais en furent indignés ; ils se lésaientle reproche que s’étaient fait les Romains (savoirlaissé détruire Sagonte. L’empereur d’Allemagnepromit de vains secours. Les assiégés se défendirentavec un courage fortifié par le fanatisme. Les prêtres,les moines coururent aux armes 8c fur les brèches,comme s’il s’était agi d’une guerre de religion. Unfantôme de liberté les rendit sourds à toutes lesavances qu’ils reçurent de leur maître. Plus de cinqcents ecclésiastiques moururent dans ce siège lesarmes à la main. On peut juger si leurs discours8c leur exemple avaient animé les peuples.

Ils arborèrent fur la brèche un drapeau noir, Scsoutinrent plus d’un assaut. Enfin les affiégeansayant pénétré , les assiégés se battirent encore derue en rue ; 8c retirés dans la ville neuve tandis quel’ancienne était prise , ils demandèrent encore encapitulant qu’on leur conservât tous leurs privi-septembre lèges. Ils n'obtinrent que la vie Sc leurs biens. LaI?I4 ’ plupart de leurs privilèges leur furent ôtés ; 8c detous les moines qui avaient soulevé le peuple 8c