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Tome vingt-unieme.
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7 6 Mort de la reine Anne.

Hollandais dominèrent dans une autre ; une qua-trième partie demeura à la France. Ainsi l’héritagede la maison de Bourgogne resta partagé entre quatrepuissances, 8c celle qui semblait y avoir le plus dedroit n’y conserva pas une métairie. La Sardaigne,inutile à l’empereur, lui resta pour un temps. IIjouit quelques années de Naples, ce grand fief deRome , qu'o n s’est arraché si souvent 8c si aisément.Le duc de Savoie eut quatre ans la Sicile, 8c nel’eut que pour soutenir contre le pape le droitsingulier, mais ancien, d’être pape dans cette île ,c’est-à-dire d’être , au dogme près, souverain absoludans les affaires ecclésiastiques.

La reine Anne La vanité de la politique parut encore plus aprèsson V fecTui d’Utrecht que pendant la guerre. 11 est indu-

iucccdât. bitable que le nouveau ministère de la reine Annevoulait préparer en secret le rétablissement du filsde Jacques II fur le trône. La veine Anne elle-mêmecommençait à écouter la voix de la nature, parcelle de ses ministres ; 8c elle était dans le desseinde laisser fa succession à ce frère dont elle avaitmis la tête à prix malgré elle.

Attendrie par les discours de madame Mashamfa favorite , intimidée par les représentations desprélats Torts qui l’environnaient, elle se reprochaitcette proscription dénaturée. J’ai vu la duchesse deMarlhorough persuadée que la reine avait fait venirson frère en secret, qu’elle l’avait embrassé , 8c ques’il avait voulu renoncera la religion romaine, qu’onregarde en Angleterre 8c chez tous les protestanscomme la mère de la tyrannie, elle sauvait fait dési-gner pour son successeur. Son aversion pour la