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Tome vingt-unieme.
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84 Particularités

de son frère : mais ces princes n’y eurent d’autre part,que celle d’avoir eu inutilement pour leurs thèmesquelques endroits de ces auteurs.

Celui qui présidait à l'éducation du roi , sous lepremier maréchal de Villeroi son gouverneur, était telqu’il le fallait , savant 8c aimable : mais les guerresciviles nuisirent à cette éducation, 8c le cardinal Ma-zarin souffrait volontiers qu’on donnât au roi peu delumières. Lorsqu’il s’attacha à Marie Mancini , il appritaisément l’italien pour elle ; 8c dans le temps de sonmariage il s’appliqua à l’espagnol moins heureuse-ment. L’étude qu’il avait trop négligée avec ses précep-teurs au sortir de l’enfance, une timidité qui venaitde la crainte de sc compromettre, 8c l’ignorance oùle tenait le cardinal Mazarin , firent penser à toutela cour qu’il serait toujours gouverné comme LouisXIII son père.

II n’y eut qu’une occasion, où ceux qui savent jugerde loin prévirent ce qu’il devait être ; ce fut lors-qu’en 1655 , après l’extinction des guerres civiles,après fa première campagne 8c son sacre, le parle-ment voulut encore s’affembler au sujet de quelquesédits ; le roi partit de Vincennes en habit de chaise,suivi de toute sa cour ; entra au parlement en grossesbottes , le fouet à la main ; 8c prononça ces propresmots : ,, On fait les malheurs qu’on t produits vos

Son discours ? 5 assemblées ; i'ordonne qu’on cesse celles qui font

au parlement 7 J 1 ^

,, commencées fur mes édits. Monsieur le premier,, président, je vous défends de souffrir des assem-,, blées, 8c à pas un de vous de les demander.,, («)

( e< ) Ces paroles, fidellement recueillies, font dans les mémoires authen-tiques de ce temps-Ià : il n’est permis ni de Jcs omettre , ni d’y rienchanger dans aucune histoire de France.