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Tome vingt-unieme.
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171
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de Louis XIV. 171

,» il faut s’élever au-dessus d’eux ; & après avoir99 entendu ce qui vient de tous les endroits, on se55 doit déterminer par le jugement qu’on doit faire99 fans préoccupation, 8 c pensant toujours à ne rien99 ordonner ni exécuter qui soit indigne de foi, du99 caractère qu’on porte, ni de la grandeur de l'Etat.9 i Les princes qui ont de bonnes intentions 8 c quelque»j connaissance de leurs affaires, soit par expérience,,, soit par étude 8 c une grande application à se rendre,, capables, trouvent tant de différentes choses par99 lesquelles ils fe peuvent faire connaître , qu’ils,, doivent avoir un foin particulier Sc une application,, universelle atout. II faut fe garder contre soi-même,99 prendre garde à son inclination , 8 c être toujours99 en garde contre son naturel. Le métier de roi est5 î grand, noble, flatteur, quand on fe sent digne de,» bien s’acquitter de toutes les choses auxquelles il9 5 engage ; mais il n’est pas exempt de peines, de99 fatigues , d’inquiétude. L’incertitude désespère99 quelquefois ; Sc quand on a passé un temps raifon-nable à examiner une affaire, il faut se déterminer99 8 c prendre le parti qu’on croit le meilleur, (o)

99 Ouand on a l’Etat en vue, on travaille pour

( o ) L’abbé Cafiel de Saint-Pierre , connu par plusieurs ouvrages sin-guliers, dans lesquels on trouve beaucoup de vues philosophiques 8ctrès-peu de praticables, a laissé des Annales politiques depuis 1658 jus-qu’à 1739. II condamne sévèrement en plusieurs endroits l’administra-tion àt Louis XIV. II ne veut pas surtout qu’on rappelle Louis le grand.Si grand signifie parfait , il est sûr que ce titre ne lui convient pas : maispar ces mémoires écrits de la main de ce monarque , il paraît qu ilavait d’auísi bons principes de gouvernement, pour le moins, que l’abbéde Saint-Pierre. Ces mémoires de l’abbé de Saint-Pierre n’ont rien dccurieux que la bonne-foi grossière avec laquelle cet homme se croit faitpour gouverner.