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Tome vingt-unieme.
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188
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Finances.Libéralitésau peuple.

Hôpitaux.

Chemins.

188 Gouvernement.

Louis XIV se forma 8c s’accoutuma lui-même autravail ; 8c ce travail était d’autant plus péniblequ’il était nouveau pour lui , 8c que la séductiondes plaisirs pouvait aisément le distraire. II écrivitles premières dépêches à ses ambassadeurs. Leslettres les plus importantes furent souvent depuisminutées de fa main : 8c il n’y en eut aucuneécrite en son nom, qu’il ne se fît lire.

A peine Colbert, après la chute de Fouquct, eut-ilrétabli l’ordre dans les finances, que le roi remitaux peuples tout ce qui était dû d’impôts, depuis1647 jusqu’en 1656 , 8c surtout trois millions detailles (1 7). On abolit pour cinq cents mille écus paran de droits onéreux. Ainsi Tabbé de Choiji paraît,ou bien mal instruit, ou bien injuste, quand il ditqu’on ne diminua point la recette. II est certainquelle fut diminuée par ces remises 8c augmentéepar le bon ordre.

Les foins du premier président de Bellièvre , aidésdes libéralités de la duchesse d’ Aiguillon, Sc de plusieurscitoyens, avaient établi Thôpital-général. Le roiT augmenta, 8c en fit élever dans toutes les villesprincipales du royaume.

Les grands chemins , jusqu’alors impraticables ,ne furent plus négligés , 8c peu à peu devinrent cequ’ils font aujourd’hui fous Louis XV, l’admirationdes étrangers. De quelque côté qu’on forte de Paris,on voyage à présent environ cinquante à soixante

(17) Ces arrérages des tailles n’étaient dûs que par des gens qu’il étaitimpofDble de faire payer. Si le retranchement de 500000 écus de droitsne fut pas remplacé fur le champ par un autre impôt, ce qui est très-doutcux , il ne tarda point à l’ètre.