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Tome vingt-unieme.
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2 62 Beaux arts.

n’était environné que de très-mauvais modèles quandil commença à donner des tragédies. Ce qui devaitencore lui fermer le bon chemin, c’est que ces mau-vais modèles étaient estimés ; 8c pour comble dedécouragement, ils étaient favorisés par le cardinal deRichelieu , le protecteur des gens de lettres 8c non pasdu bon goût. II récompensait de méprisables écrivainsqui d’ordinaire font rampans ; 8c par une hauteurd’efprit si bien placée ailleurs, il voulait abaisser ceuxen qui il sentait avec quelque dépit un vrai génie ,qui rarement se plie à la dépendance. II est bien rarequ'un homme puissant, quand il est lui-même artiste,protège sincèrement les bons artistes.

Corneille eut à combattre son siècle, ses rivaux 8cle cardinal de Richelieu. Je ne répéterai point ici cequi a été écrit fur le Cid. Je remarquerai seulementque l’académie , dans ses judicieuses décisions entreCorneille 8c Scudéri , eut trop de complaisance pour lecardinal de Richelieu , en condamnant l’amour deChimènc. Aimer le meurtrier de son père, 8c poursuivrela vengeance de ce meurtre, était une chose admirable.Vaincre son amour eût été un défaut capital dansl’art tragique , qui consiste principalement dans lescombats du cœur. Mais fart était inconnu alors àtout le monde , hors à fauteur.

Le Cid ne fut pas le seul ouvrage de Corneille que lecardinal de /ïzeAe/zewvoulutrabaisser, L’abbé à'Aubignacnous apprend que ce ministre désapprouva PolyeuBe.

Le Cid, après tout , était une imitation très-embellie de Guillain de Castro, (hh) 8c en plusieurs

( hh ) II y avait deux tragédies espagnoles fur ce sujet. Le Cid de GuillainUs Castro , & l’Honrador de su padre d e.Jean-BaptiJli Diamants. Cornsillsimita autant de scènes de Diamants que de Cajiro.