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Tome vingt-unieme.
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307
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Liberté gallicane. 307

être décidée , comme il arrive presque toujours ,dans un Etat qui n’a pas fur ces matières des prin-cipes invariables 8c reconnus. Ainsi , tantôt ons’élève contre Rome, tantôt on lui cède, suivant lescaractères de ceux qui gouvernent , 8c suivant lesintérêts particuliers de ceux par qui les principauxdeTEtat font gouvernés.

JLouis XIV d’ailleurs n’eut point d’autre démêléecclésiastique avec Rome, 8: n’essuya aucune opposi-tion du clergé dans les affaires temporelles.

Sous lui, ce clergé devint respectable, par une Résonne dudécence ignorée dans la barbarie des deux premières clcr 2 e -races , dans le temps encore plus barbare du gouver-nement féodal ; absolument inconnue pendant lesguerres civiles 8c dans les agitations du règne deLouis XIII, 8c surtout pendant la fronde, à quelquesexceptions près , qu’il faut toujours faire dans lesvices comme dans les vertus qui dominent.

Ce fut alors seulement que l’on commença àdessiller les yeux du peuple sur les superstitions qu’ilmêle toujours à fa religion. II fut permis , malgré leparlement d’Aix 8c malgré les carmes , de savoir queLazare 8c Magdtlène n’étaient point venus en Pro-vence. Les bénédictins ne purent faire croire queDenys l'aréopagite eût gouverné l’église de Paris. Lessaints supposés , les faux miracles, les fausses reli-ques commencèrent à être décriés. La faine raison,qui éclairait les philosophes , pénétrait par-tout ,mais lentement 8c avec difficulté.

L’évêque de Châlons-sur-Marne , Gajlon-Louis deNoailles frère du cardinal, eut une piété assez éclairée,pour enlever en 1702 , 8c faire jeter une relique,

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