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Tome vingt-unieme.
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Religion. Z17

plus d’une fois la mort à ce siège. La ville souffrittoutes les extrémités de la faim ; Sc on ne dut lareddition de la place qu’à cette digue de cinq centspieds de long , que le cardinal de Richelieu fit cons-truire, à l’exemple de celle qu Alexandre fit autrefoisélever devant Tyr. Elle dompta la mer 8c les Rochel-lois. Le maire Guiton , qui voulait s’enfevelir fous lesruines de la Rochelle, eut l’audace, après.s’êtrerenduà discrétion , de paraître avec ses gardes devant lecardinal de Richelieu. Les maires des principales villes Edit dedes huguenots en avaient. On ôta les siens à Guiton, g” ceaux

. . , , . reformes.

Sc les privilèges a la ville. Le duc de Rohan , chef deshérétiques rebelles , continuait toujours la guerrepour son parti : 8c abandonné des Anglais quoiqueprotefìans , il fe liguait avec les Espagnols quoiquecatholiques. Mais la conduite ferme du cardinal deRichelieu força les huguenots , battus de tous côtés, àfe soumettre.

Tous les édits qu’on leur avait accordés j ufqu’alorsavaient été des traités avec les rois. Richelieu voulutque celui qu’il fit rendre fût appelé Yédit de grâce.

Le roi y parla en souverain qui pardonne. On ôt^l’exercice de la nouvelle religion à la Rochelle, à filede Ré, à 01éron,.à Privas, à Pamiers ; du reste onlaissa subsister l’édit de Nantes , que les calvinistesregardèrent toujours comme leur loi fondamentale.

II paraît étrange que le cardinal de Richelieu , siabsolu 8c si audacieux, n’abolît pas ce fameux édit :il eut alors une autre vue , plus difficile peut-être àremplir, mais non moins conforme à l’étendue de sonambition 8c à la hauteur de ses pensées. II recherchala gloire de subjuguer les esprits j il s’en croyait