loi
Du 28 Vendémiaire, an 9-
Les enragés n’ont plus un seul point de réunion fixe ; ils évi-tent avec le plus grand soin l’œil de la police qui les suit ; on saitnéanmoins que loin de renoncera leurs projets, ils les suivent avecArdeur.
Ce sont toujours des hommes sans moyens, sans état, sans con-sistance qu’ils mettent en avant, et ces misérables qui n’ont rien àperdre, ne craignent pas de s’exposer.
Ce sont ceux-là qui vont clabaudant de cabarets en cabarets,dans les atteliers et dans les places publiques.
Le préfet a été informé qu’aujourd’hui des individus dont les in-tentions sont toujours suspectes, s’étaient promis de se réunir ailthéâtre des arts ; il a donné sur le champ l’ordre à six commis-saires de police et à un certain nombre d’agens de s’y transporteravant l’arrivée du public, et d’employer tous les moyens de sur-veillance et de répression nécessaires.
Il a requis en même-tems le commandant d’armes de la placed’y placer une forte armée imposante.
(Sigué) (Idem.)
Du 5 Brumaire, an f).
L’un des agens qui suivent les enragés, rapporte qu’ils ont ditqu’il fallait renoncer au projet de jeter des matières inflammablesdans les caves du palais des Tuileries ; que la] surveillance étaittrop bien établie, mais qu’ils sauraient prendre d’autres me-sures.
Aujourd’hui, à trois heures après midi, ils étaient cinq ou sixréunis chez un nommé Grabier, marchand de vin auprès des fossésde la Bastille. L’un d’eux a dit qu’il serait peut-être possible des’introduire sous le château, par un passage ou espece d’acqueducdonnant sur la rivière, près le pont des Tuileries. Un autre a ob-servé que la chose était difficile, attendu qu’on pourrait les obser-ver facilement des bains.
(Signé) (Idem.)
sont
Du 7 Brumaire, an 9 .
Les enragés dont il a été question dans le rapport d’hier, seut présentés ce matin à cinq heures pour ouvrir la grille de l’ac-
cmq heures pour 1
queduc qui donne près le pont des Tuileries.
L’agent rapporte qu’ils sont venus à bout d’ouvrir la premièregrille ; mais qu’entrés d’environ vingt cinq pas, ils en ont trouvéMe seconde dont la serrure ne s’ouvrant que du côté du château,leur a ôté tout espoir de pouvoir pénétrer plus avant. Us sesont retirés, et ont entièrement renoncé à ce projet.
Ce matin ils se sont réunis à six ou sept, toujours chez le mêmeMarchand de vin. Là on s’est occupé de nouveaux projets ; il ap fe question de fabriquer des chevaux de frise pour les jeter dans
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