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Mel c e, placé dans une maison de la Place des Victoires, de-vait la faire jouer contre le premier consul. Ils regardaient soneffet comme infaillible. Outre cela on avait organisé une com-pagnie de Tjrannicides au nombre de douze. Iis avaient étéchoisis par Deinerville. On me cacha leurs noms. La veille oule matin de la fête, Gombeau Lachaize prêta un sac demiit danslaquelle la machine a dû être portée à la Place des Victoiies :quelques-unes des décorations élevées sur la place et le nom-breux état major dont le premier consul était entouré rendirentl’exécution de cette entreprise impossible.
Juvenot, ex-aide-camp de Henriot, s’est transporté en Fructidorau huitième à Malmaison; il s’est introduit dans l’inteneur de lamaison du premier consul, à l’aide de marbriers qui y travail-laient, pour examiner la situation des lieux. Il y a remarquéquelques chaumières aux environs. 11 a proposé d’incendier unede ces chaumières pendant une nuit où le premier consul couche-rait dans ce pays, et pendant que ses gens iraient chercher dessecours de tomber avec vingt hommes environ dans sa maison,pour l’y assassiner. Il a propose encore de faire déguiser plu-sieurs sans-culottes en rouliers, de leur donner des voitures àconduire sur le chemin de Malmaison et de les engager à s’ar-ranger de maniéré à embarrasser tout le chemin, dans un endroitconvenu, au moment où la voiture du premier consul passerait,afin que pendant ce temps une escorte placée en ambuscadedans les environs put faire feu sur la voiture.
Le 25 Vendémiaire au 8 à 6 heures du soir, Desforges,Didier, Juvenot et Chevalier firent dans la maison dite de la Garrederrière la Salpetriere l’essai d’une machine qui contenait un feudit le feu Gregeois, iis la dirigèrent contre une glace.
Comme leur intention était de diriger cette machine sur lavoiture du premier consul, iis voulurent s’assurer de son jeu,de savoir si la glace de la voiture n’éteindrait pas la mèche etn’empêcherait pas que le premier consul fut atteint. Je m’étaisrendu sur les lieux à leur invitation avec les femmes Desforges etGombaut Lacljaize.
Nous nous tînmes à environ trois cents pas de la maison,pendant que les quatre conjurés y faisoient leur épreuve. Nousentendîmes une détenuatiou épouvantable, et nous vimes, danstoute la maison, une flamme semblable à un violent incendie ;elle dura plus de six minutes; elle fut suivie d’une fumée extraor-dinairement épaisse : après l’épreuve les quatre con jurés sortirent.Bidier et Juvenot regagnèrent par derrière la Salpetriere;Desforges et Chevalier vinrent à nous du côté de la Seine . Undeux avait eu une telle peur de l’explosion, qu’il avait sauté parUne croisée pour se sauver.
Desforges nous dit que l’épreuve avait été satisfaisante, et qu’ilcomptait sur un effet infaillible lors de l’exécution. ChevalierSous dit encore qu’il y avait à y ajouter un ingrédient dont l’effetserait d’étouffer le premier copsul lors de l’explosion, et que,