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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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p (Moniteur, No. 322.)

Paris , le 21 Thermidor.

Un journal qui s’intitulait l’Antidote, a été supprimé par unarrêté flu premier consul. Contresigné de Méhée, le même quiavait signé les massacres de Septembre, ce journal était plein dens maximes affreuses qui ont produit tant de maux, et qui pou. jamais ont cessé de régner en France .

j Les journaux Anglais du 4 Août excitent le peuple de Londres ! j égorger le citoyen Otto, et la partie publique n’intervient paspour mettre un frein à cette licence, et punir des hommes quicherchent à faire rétrogarder l’order sociale. Eli quoi ! est-ceI bien dans le siècle où nous sommes, au milieu d’une ville aussi! éclairée que Londres , et d’une nation aussi civilisée que la nation' Anglaise, que l’on ose se permettre des crimes qui nous inspirenttant d’indignation et d’horreur lorsque nous en lisons le récitdans l’histoire des Caraïbes et des peuples les plus sauvages !

Les éréiiemens de Rastadt nous avaient bien appris le peu dérespect que certains agens du gouvernement Anglais -portent aucaractère sacré d’un ambassadeur. Le 3 Nivôse, calculé parlesoi-disant évêque d’Arras et Dutheil, soldé par l’argent de l’Angle-terre, nous avait bien prouvé qu’il n’était rien de sacré dans ledroit des gens et dans le droit naturel, que certains agens Anglais n’eussent osé violer.

Nous (lisons certains agens Anglais, car Dieu nous garde de vou-loir attribuer à un roi dont toute l’Angleterre connaît les vertusprivées, des provocations et des crimes qui appartiennent à quel-ques misérables du caractère de M. Windham ; et si jamais ontraitait en Europe cette assertion d’erronée et de calomnieuse, iltrousserait facile de donner des preuves authentiques et judiciairesque plusieurs assassins, excités et soldés par M. Winohani venus(l’Augleterre, par Hambourg, ont été saisis à Paris et sont détenus; depuis plusieurs mois ; ce ne sont pas leurs déclara-tions que nous mettrions en avant, mais .des pièces originales irré-cusables.

Après le caractère d’un ambassadeur, il n’en est pas de plussacré que celui des prisonniers ; aussi les mêmes journaux provo-quent à l’assassinat de ces prisonniers. Si jamais le rédacteur for-cené du Times qui, dans ses derniers numéros, à montré une âmeplus atroce que celle de Marat , avait une influence directe, que res-teraii-il de sacré en Angleterre ! Les ministres seraient massacrésw leurs autels, le roi sur son trône, les propriétaires au milieu deleurs possessions : car le peuple qui commencerait par massacrerun ambassadeur et des prisonniers qui sont sous la foi de son hon-neur, ne s arrêterait plus dans le chemiu du crime qu’après en avoirparcouru tout le cercle.

Comment les ministres Anglais , les membres du parlement, desfjfandes cours de justice ne sentent-ils pas que souffrir que le soi-isant évêque d’Arras , Dutheil, Georges, se montrent publique-2 D