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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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eo tés d’ennemis, sans que la métropole puisse ni vous secourir, nivous alimenter, ont rendu légitimes les articles de cette constitu-tion qui pourraient ne pas l’ètre. Mais aujourd’hui que les cir-constances sont si heureusement changées, vous serez le premierà rendre hommage à la souveraineté de la nation qui vous compteau nombre de ses plus illustres citoyens, par les services que vouslui avez rendu, et par les taiens et la force de caractère dont lanature vous a doué. Une conduite contraire serait inconciliableavec l’idée que nous avons conçue de vous. Elle vous ferait per-dre vos droits nombreux ît la reconnaissance et aux bienfaits de laRépublique , et creuserait sous vos pas un précipice qui, en vousengloutissant, pourrait contribuer au malheur de ces braves noirs,dont nous aimons le courage, et dont nous nous verrions avecpeine obligés de punir la rébellion.

Nous avons fait connaître à vos enfans et a leur précepteur lessentimens qui nous animaient. Nous vous les renvoyons.

Assistez de vos conseils, de votre influence et de vos taiens lecapitaine général. Que pourrez-vous désirer, la liberté des Noirs?Vous savez que dans tous les pays où nous avons été, nous l’a-vons donnée aux peuples qui ne l’avaient pas. De la considéra-tion, des honneurs, de la fortune? Ce n’est pas après les servicesque vous avez rendus, que vous pouvez rendre encore dans cettecirconstance, avec les sentimens particuliers que nous avons pourvous, que vous devez être incertain sur votre considération, votrefortune, et les honneurs qui vous attendent.

Faites connaître aux peuples de Saint-Domingue que la solici-tude que la France a toujours portée à leur bonheur a été souventimpuissante par les circonstances impérieuses de la guerre ; queles hommes venus du continent pour l’agiter et alimenter les fac-tions, étaient le produit des factions qui elles-mêmes déchiraientla patrie; que désormais la paix et la force du gouvernement as-surent leur prospérité et leur liberté. Dites-leur que si la libertéest pour eux le premier des biens, ils ne peuvent en jouir qu’avecle titre de citoyens Français , et que tout acte contraire aux inté-rêts de la patrie, à l’obéissance qu’ils doivent au gouvernement,et au capitaine-général, qui est le délégué, serait un crime contrela souveraineté nationale, qui éclipserait leurs services, et rendraitSaint Domingue le théâtre d’une guerre malheureuse, où des pereset des enfans s’entr’égorgeraient.

Et vous général, songez, que si vous êtes le premier de votrecouleur qui soit arrivé à une si grande puissance, et qui se soitdistingué par sa bravoure et ses taiens militaires, vous êtes aussi(levant Dieu et nous, le principal responsable de leur conduite.

S’il était des malveillaus qui disent aux individus qui ont jouéle principale rôle dans les troubles de Saint Domingue, que nousvenons pour rechercher ce qu’ils ont faits pendant les temps d’a-narchie; assurez-le3 que nous ne nous informerons que de leurconduite dans cette derniere circonstance, et que nous ne recher-cherons le passé, que pour connaître les tiaits qui les auraient