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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Ils font de Barrere un secrétaire de légation ; de Quinette, unmaire; d’IIauterive, un sous-secrétaire d’Etat: de Duval, unjacobin ; de Letexier, un royaliste ; de Tonssaint-Louverture, unprédicateur, un homme d’état, un saint, un martyr, un rebelle.

Tandis que les Anglais, qui sont à Paris , briguent avec em-pressement, pour eux et leurs épouses, l’honneur de leur admis-sion dans les sociétés de cette capitale, ils se font écrire que cessociétés sont composées d’ignorons et de barbares, d’aventurierset de brigands, (le femmes sans honneur, sans chasteté, et mêmesans décence comimme. Si on les en croit, les patriotes, c’est-à-dire, ceux qui ne sont pas royalistes, les hommes de lettres et lesartistes ne sont pas reçus chez les banquiers, lorsque ce sont, aucontraire, les personnes tenant autrefois par leurs titres à la mo-narchie, qui, sans être exclus, s’y présentent rarement.

Ils donnent un Prince de la Maison d’Orauge pour premiermagistrat à la Bafavie, et un Bourbon pour Roi à la France ,quand la Maison d’Orange renonce par honneur au Stadthou-(lcvat, comme les Bourbons renoncent au trône par impuissance.

Ils font donner par-tout à tous les nobles leurs anciens titres,tandis que, comme les francs-maçons, ils ne se reconnaissentainsi qu’enlr’eux, ou ne les reçoivent que de leurs valets.

Ils font crier Vive le Roi ! aux habiians d’Amiens , qui, commele reste des Français , respectent les nations dans leurs iqouarques,et n'en veulent pas pour eux.

Ils font venir à Paris, Joseph Bonaparte , qui n’a pas qüitfé leDépartement de la Somme , et préparer à Calais un pacqm botpour la Marquis de Cormvailis, qui n’a jamais cru retourner àLondres avant la signature du traité.

■ Un jour ils comparent savamment les Français aux Moscovites,sous le Czar Pierre 1 ; et Bonaparte à Charlemagne ; et le len-demain iis font partir Bonaparte pour la République Italienne , etmettent les Français en insurrection contre le gouvernement.

Us font marcher le Général Bertlrier à Rome , et désignentcelte ville pour la capitale de la République Italienne , puis en-voient le pape à Malte , et eu font un grand maître de l’ordre deSaint Jean de Jérusalem.

L’éloignement de la capitale de deux femmes intrigantes et dequelques hommes turbulens, tous émigrés rentrés, est transforméen un mandat d’arrêt contre ciriqiftmte personnes.

Camille-Jordan, tranquille au sein de sa famille, à Lyon , où leconsul l’a accueilli avec distinction ; Imbert-Colonies, qui est àliareuth; et Duval, qui est dans sa famille, so.,1, par décret duTimes, réunis à Paris dans la même prison.

La Prusse, la Russie, l’Autriche , vont reclamer contre le résul-tat de la consulta de Lyon, contre l’organisation delà RépubliqueItalienne , et le travail de la consulta va rallumer la guerre conti-nentale, mais malheureusement pour les prophètes Anglais , îe ,r j5,’le Marquis de Lucchesini, au nom du Roi de Prusse, félicite lePremier Consul sur ce résultat ; le 1S, i»l. de Comte de Cobentzelannonce au Premier Consul, que l'Empereur est disposé à ad-