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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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« source de l’ordre public, et éteindre le dernier espoir de la« vertu malheureuse.”

Nous avons aussi devant nous l’exemple d’un peuple voisin.L’Angleterre, qui parut toujours si jalouse de sa liberté, n’en estpas moins religieuse : loin d’être indépendant de l’Etat, le clergéAnglican , soutenu par lui, le soutient à son tour. Puisse seule-ment cette nation imiter notre exemple, et traiter les systèmesreligieux avec une égale faveur 1

Mais qui sont-ils doue ceux qui récusent et l’exemple desgrands peuples, et l’autorité des grands hommes et le témoig-nage des grands écrivains 1 qui sont-ils 1 Connus seulement parles maux qu’ils ont faits, fameux par erreurs dont les suites ontboulvcrsé la patrie, leurs démarches ont attiré la guerre civile,leur ignorance a prolongé nos troubles, leurs folles théories onttraîne la France sur le bord du précipice ; et lorsque cette ex-périence accablante pese sur eux, an lieu d’invoquer l’oubli, cettepuissance protectrice, ils déclament contre un gouvernement 'auquel ils ont laissé tout à réparer : ces hommes disent aujourd’hui,

que nous devons laisser les cultes sans organisation..Ils

disaient hier que les prêtres réfractaires exerçaient une influenceeffrayante pour la République ; ils allaient plus loin ; ne présu-mant pas que le silence du gouvernement tenait à des vues plusprofondes, la plainte amere s’exhalait de leur bouche : ils deman-daient des palliatifs lorsqu’on préparait le grand remede : ilseussent voulu peut-être que l’on préférât la violence à la sagesse,et qu’au lieu d’organiser les cultes, oii re-peuplât la Guyane de20 mille prêtres ; ces artisans de nos guerres civiles ne savent-ilspas encore que nous ne voulons plus, que personne ne veut plusni de leurs sanglans essais, ni de leurs théories politiques 1

C’est à des principes meilleurs et long-temps méconnus quele gouvernement a dû revenir : il a dû rétablir les hases essentiellesde cette religion que nos ancêtres nous ont léguée. Et en matièrede croyance religieuse, l’autorité des ancêtres est une preuve ad-mise dans tous les lieux et dans tous les âges. On dirait queplus une religion s’enfonce dans l’obscurité des temps, et pluselle semble s’approcher de celui qui doit exister au-delà des tempset qui précéda leur naissance.

Cette religion se mêle à toute l’histoire de cet Empire. Elleest écrite dans tous ses monumens : que dis-je 1 Elle estyvatite, dans ses ruines même ! d’où elle semble élever une voiximmortelle. Elle s’est affermie par les secousses, qui auraientdû 1 ebranler, et peut-être par les exiles et les souffrances de ses

ministres.

Il est vrai que ces persécutions qui semblent la rendre pluscliere au peuple, l’ont rendu dangereuse à l’Etat. Quelques«vwpies proscrits, ont pu, du fond des pays étrangers où ils ontporté uii esprit d’aigreur, exercer une influence séditieuse sur desconsciences timides qu’ils ont autrefois dirigées.-••• C’est uneraison déplus pour que le législateur dût s’emparer d’uu ressortqm n’était pas impuissant.