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Tous les Français purent se retirer librement d’Alger avecjoules leurs propriétés, et l’agent de la France attendit à Alicante le moment où les négociations pourraient être reprises.
Enfin un traité définitif qui assura à la France tous les avantagesstipulés par les traités anciens. et qui, par des stipulations nou-velles, garantit plus explicitement, et mieux, la liberté du com-merce et de la navigation Française à Alger , fut signé le 7 Nivôsedernier.
La paix générale était conclue, et le commerce commençait àreprendre ses routes accoutumées.
Mais bientôt ou apprend que des arméniens d’Alger parcourentla Méditerranée, désolent le commerce Français , infestent les côtes.Le pavillon et le territoire même de la république ne sont pasrespectés par les corsaires de la régence. Ils conduisent à Alger des transports sortis de Toulon et destinés pour Saint Domingue.Ils arrêtent un bâtiment Napolitain dans les mers et presque sur lesrivages de la France. Un rais algérien ose, dans la rade deTunis, faire subir à un capitaine de commerce Français un traite-ment infâme.
Les barques de la compagnie du corail qui, aux termes du traitévont pour se livrer à la pèche, sont violemment repoussées descotes, le chargé d’affaires demande satisfaction et ne l’obtient pas ;on ose lui faire des propositions injurieuses à la dignité du peuple
Français: ou veut.que la France acheté l’exécution du
traité !
Informé de ces faits, le premier consul ordonne qu’une divisionnavale se rendra devant Alger .
Je transmets par ses ordres des instructions au chargé d’affaires,le citoyen Dubois Tbainville, qui s’est conduit avec autant d’éner-gie et de dignité, que de prudence.
La division, commandée par le contre-amiral Leissegues, parutdevant Alger , le 1 7 Thermidor ; à bord était un officier du palaisl'adjutaut commandant Hullin, porteur d’une lettre du ^premierconsul pour le dey.
Le 18, cet officier descend à terre, est accueilli avec distinction,présenté au dey, et lui remet la lettre du premier consul.
Elle était ainsi conçue.
“ Bonaparte, premier consul, au très-haut et très-magnifique
“ dey d’Alger ; que Dieu le conserve en prospérité et en gloire.”
“ Je vous écris cette lettre directement parce que je sais qu’il)' a de vos ministres qui vous trompent et qui vous portent à vousconduire d’une maniéré qui pourrait vous attirer de grands mal-heurs, cette lettre vous sera remise en mains propres par un ad-jutant de mon palais. Elle a pour but de vous demander répa-ration prompte et telle que j’ai droit de l’attendre des sentimensque vous avez toujours montrés pour moi. Un officier Français a été battu dans la rade de Tunis par un de vos rais. L’agent«e la république a demandé- satisfaction et n’a pu l’obtenir. Deux4E2