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venu des départemens par les relations avec plus de 200 corres-pondais eu comptes courans, la banque de France n’a essuyé aucunfaillite, u’a souffert, aucun déficit.
11 nous est d’autant plus agréable d’avoir aujourd'hui un rap-port satisfaisant à faire à cette assemblée, que nous croyons pou-voir assurer que ceux des semestres suivaus offriront des résultats-de plus en plus avantageux.
(Moniteur, No. 3.)
te colonel Rapp à traversé la Suisse ; il a trouvé les cités, lesv llages en proie aux angoisses, tristes compagnes des guerres ci-viles.
Sa présence a calmé toutes les alarmes.
Les rassemblemens se sont dissipés.
La 1er et la 2me demi-brigades helvétiques sont en marche pourformer la garnison de notre ville. L’arrivée du sénat est annoncéepour après demain, des députés de toutes les parties de la Suisse vont se rendre à Paris .
Nous commençons à espérer que notre révolution qui depuis 8ans, se prolonge et se renouvelle chaque année, touche à sonternie; que nous jouirons enfin de tout ce qu’elle a promis debon et d’utile, et que le régime sous lequel nous sommes destinés àvivre ne singnalera le triomphe d’aucun parti, et sera consacré parla réunion de tous les citoyens.
Faibles comme nous le sommes, comparés aux puissances quinous environnent, pouvous-nons prétendre à une indépendancehonorable, à une neutralité paisible si nous restons divisés?
Les sentimens du peuple helvétique tout entier se réunissentdans ces trois vœux;
1". Une constitution dans laquelle l’oligarchie ne puisse jamaisreparaître, et qui assure en même teins l’égalité des citoyens,,l’égalité de nos dix-huit cantons, l’égalité des cinq religions queles différentes parties de l’Helvétie professent.
2°. Une constitution qui se prête à la diversité, aux inégalités denotre territoire, dans laquelle Uuderwaid, Berne, Lausanne, Bâle ,soient gouvernés suivant les circonstances locales, les langues, lesmœurs qui leur sont propres.
Enfin, notre troisième vœu, et celui-ci n’est pas moins nationalque les deux autres, est de voir maintenue dans toute leur inlé-,grité nos anciennes relations avec le peuple Français, et priver de;toute influence les hommes qui sont à la solde des puissances étran-gères. Au sein même d’une conflagration générale notre véritableintérêt est de demeurer neutres ; ce ne sera jamais celui des Bach -