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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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La consommation et la circulation lui donnent la vie elle mouve-ment.

On reconnaît dans son organisation deux parties bien distinctes :l’une qui entante et perfectionne les produits ; l’autre qui leséchange et les transporte.

La première, formé par l’agriculture et les manufactures, résidedans l'intérieur îles terres ; l’autre purement spéculative, résidepartout, et forme essentiellement ce qu’on nomme commerce desports.

“ Il résulte, d’après ces vérités que la franchise accordée à un“ des ports de France ne serait point (ainsi qu’on la prétendu) un“ privilège exclusif pour les négocians qui l’Iiabitent, parce que“ ceux-ci ne sont jamais que les facteurs du commerce intérieur,“ sur lequel porterait presqu’en totalité l’avantage résultant de la“ faveur accordée.”

Le commerce a dans son mouvement trois fonctions differentes.

La première appelée commerce intérieur, est la plus utile detoutes.

C’est à elle que le France a dû une partie île ses ressources pen-dant la révolution ; plus indépendante que les autres des événe-mens politiques, la guerre ne l’empêche point de rapporter entreles mains des particuliers le numéraire qui en était sorti pour lepaiement de l’impôt, et de faciliter par là à l’agriculture la conti-nuation de ses travaux, (première source de la prospérité publique.)

Ûn lie saurait trop accélérer le mouvement de cette espece decommerce qni seul met de la facilité dans le recouvrement del’impôt.

La seconde, nommée commerce d'importation, se compose detoutes les productions étrangères nécessaires aux besoins de laFrance .

Une partie de ces objets nous arrive brute, ou plus ou moinsfaçonnée par la main des hommes. Us sont presque tous livrés ànos ateliers pour y subir la transformation qui doit leur faire ob-tenir la préférence dans les marchés des deux mondes.

Ce commerce a deux principaux avantages.

Le premier, d’alimenter l’industrie Française , en lui livrant desmatériaux qu’elle ne possédait pas, et qui prenant dans ses mainsune nouvelle forme, sont réportés à l’étranger avec une augmenta-tion de valeur qui sert à l’entretien d’uu grand nombre d’indi-vidus.

Le second de multiplier chez les autres peuples leurs moyensd’échange avec nous, moyens sur lesquels reposent les bases de notrecommerce.

La troisième, appelé commerce extérieur se forme de la ventean dehors de toutes les productions agricoles et manufacturéessurle sol Français .

Ce commerce serait le plus avantageux de tous, si un premieracte d’hostilité entre nous et nos voisins, en suspendant tout-à-coup