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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Les désirs et les demandes de ce personnage, aux travaux et msoins duquel, après Dieu , nous reconnaissons que l’on doit non-seulement d’avoir détourné les orages furieux qui s’étaient élevéscontre l’Eglise, mais encore le rétablissement de la religion Catliolique chez une nation dont la domination est si étendue ; et deplus, l’espérance des liens encore plus grands qu’il promet à l’E<r-lise par son appui, ont touché notre âme, vénérables Freres etont fait qu’en témoignage de notre joie, et de notre amour paternelbous accordons de plus au clergé de France cet honneur extraor-'dinaire.

Comme donc anciennement après le concordat entre Léon X notre prédécesseur d’heureuse mémoire, et François premier, roide France , ce sage pontife plaça extraordinairement quelques su-jets distingués de cette nation au nombre des cardinaux, nous avonségalement décidé de faire la même chose après notre concordat,et encore d’avantage, attendu que ce qui a été fait dans ce con-cordat, dans des tems si difficiles, pour rétablir l’unité, est infini-ment plus important.

En conséquence, nous avons statué de créer cardinaux de laSainte Eglise romaine, quatre sujets du nombre des évêques quidans le rétablissement des choses, ont été placés dans les diocèsesde France , savoir : les vénérables freres.

Joseph Fesch , archevêque de Lyon, oncle dti premier consul,Jean de Dieu Raymond Boisgelin, archevêque de Tours, EtienneHubert Cambacérès, archevêque de Rouen ; sujets distingués parleurs vertus,- et que nous savons être tels, que la religion catholiquerecevra de leurs travaux de grands accroissemens dans ce pays.

Nous nous reservons in petto, pour de justes raisons, le qua-trième qui est un sujet également digne de cette honneur. Pource qui concerne les Vénitiens, afin de pourvoir aussi à leurs hon-neurs, dans le tems que nous augmentons le nombre des cardinauxpar des étrangers, en associant parmi vous un patrice Vénitienqu’on appelé fils de Saint-Marc, à l’honneur duquel les pontifesnos prédécesseurs ont toujours voulu pourvoir dans ces promo-tions,- à cause des mérites anciens et importans des Vénitiens en-vers le Saint-Siège apostolique, vous comprenez, vénérables freres,que nous devons à plus forte raison le faire dans cette promotion,attendu que, outre tout ce qui a été considéré par nous a l’effetde conserver cet usage, nous avons de plus cela de particulier,que dans la tempête commune et dans les tems difficiles de l’é-glise, nous avons été accueilli, dans la célébré ville de Vénise parun bienfait de l’auguste César, connue dans le port le plus as-suré, pour y donner un chef au peuple chrétien, qui était privede son pasteur. Ayant été élevé dans cette ville par vos suffrages,à cet honneur sublime, quoique sans mérites, nous avons reçu dela part des Vénitiens, de si grandes démonstrations de religion,d’amour et de vénération, que le souvenir de ce tems doit nousêtre, ainsi qu’à vous, infiniment cher. C’est donc d’autant plusvolontiers qu’en témoignage encore de notre amour reconnoissant.