Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
682
JPEG-Download
 

682

d'Aischlett, de Trente et de Brixen , et dans la plus grande partiede celui de Passau, plus qu’elle n’a perdu dans la Toscane .

Ainsi par l’heureux concours de la France et de la Russie , tousles intérêts pernianens sont conciliés; et du sein de cette tempête,qui semblait devoir l’anéantir, l’empire Germanique , cet empirési nécessaire à l’équilibre et au repos de l’Europe , se releve plusfort, composé d’élémens plus homogènes, mieux combinés et mieuxassortis aux circonstances présentes et aux idées de notre siecle.

Un ambassadeur Français est à Constantinople , chargé de res-serer et de fortifier les liens qui nous attachent à une puissance quisemble chanceler, mais qu’il est de notre intérêt de soutenir et defasseoir sur ses fondemens.

Des troupes Britanniques ^sont toujours dans Alexandrie et dansMalte . Le gouvernement avait le droit de s’en plaindre; mais il ap-prend que les vaisseaux qui doivent les ramener en Europe sontdans la Méditerranée.

Le gouvernement garantit à la nation la paix du continent, etil lui est permis d’espérer la continuation de la paix maritime.Cette paix est le besoin et la volonté de tous les peuples; pour laconserver, le gouvernement fera tout ce qui est compatible avecl’honneur national, essentiellement lié à la stricte exécution destraités.

Mais en Angleterre deux partis se disputent le pouvoir.L’un a conclu la paix et paraît décidé à la maintenir; l’autre ajuré à la France une haine implacable : de là, cette fluctuationdans les opinions et dans les conseils, et cette attitude à la fois pa-cifique et menaçante;

Tant que durera cette lutte des partis, il est des mesures que laprudence commande au gouvernement de la république. Cinqcent mille hommes doivent être et seront prêts à la défendre et àla venger. Etrange nécessité que de misérables passions impo-sent à deux nations qu’un intérêt et une égale volonté attachentà la paix !

Quelque soit à Londres le succès de l’intrigue, elle n’entrainerapoint d’autres peuples dans des ligues nouvelles ; et le gouverne-ment le dit avec un juste orgueil, seule, l’Angleterre ne saurait au-jourd’hui lutter contre la France . Mais avons de meilleures es-pérances et croyons plutôt qu’on u’écoutera dans le cabinet Bri-tannique que les conseils de la sagesse et la voix de l'humanité,

Oui, sans doute, la paix se consolidera tous les jours davan-tage ; les relations des deux gouvernemens prendront ce caractèrede bienveillance qui convient à leurs intérêts mutuels. Un heu-reux repos fera oublier Ses longues calamités d’une guerre désas-treuse, et la France et l’Angleterre, en faisant leur bonheur ré-ciproque mériteront la reconnaissance du monde entier.

Le Premier Consul, (Signé) Bonaparte .

Par le Premier Consul,

Le Secrétaire d’Etat, (Signé) H. B. Maret,