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indépendance, îes intentions des gouvernemens qui l’avaient au?théoriquement garantie;
Qu'un corps peu nombreux de troupes Françaises était encore,au moment du message, stationné en Hollande ; en vertu d’uneconvention conclue entre cette République et la France ; et quele Premier Consul n’avait point hésité à dire qu’il ferait évacuerla Hollande aussitôt que les stipulations du traité d’Amiens au-raient eu leur eutiere exécution de la part de l’Angleterre.
A cette note qui, dans les expressions et dans l’exactitude sur-tout et la précision de ses motifs, ne respirait qu’équité, paix etmodération, S. E. Lord Wbitworth répondit par une demandeprremptoire de passeports et en informant qu’il comptait en faireMercredi 4 Mai, à cinq heures du matin.
Le Gouvernement Français sentit profondément le contrasted’une détermination aussi absolue, avec le caractère de bienséance,de justice et de conciliation que, dans tonies les circonstances, etprincipalement dans la derniere, il s’était attaché à donner à sesdémarches.
Néanmoins il crut devoir faire un sacrifice aux intérêts de l’hu-manité. Il ne voulut abandonner tout espoir de paix qu’au der-nier moment, et le soussigné remit à S. E. Lord Wbitworth unenouvelle note par laquelle la France offrait, de consentir à ce queMalte fut remis à la garde d’une des trois Puissances garantes,l’Autriche, la Russie ou la Prusse.
Cette proposition parut à Lord Whitworth lui-même devoirsatisfaire les prétentions de sa Cour ; il suspendit son départ, etprit la note ad referendum.
En même tems l’Ambassadeur de la République à Londres ,prévenu de la demande que S. E. Lord Whitworth avait fait à.Paris de ses passeports pour retourner eu Angleterre, eut ordrede se tenir prêt à partir. Il fit eu conséquence la demande de sespasseports qui lui furent accordés sur l’heure.
Le mezzo terminé, proposé par le Gouvernement Français s’é-loignait de l’article du trailé d’Amjens ; mais il avait le doubleavantage de se rapprocher, le plus possible, de son esprit, c’est-à-dire, de mettre Malte dans l’indépendance des deux nations, etd’offrir celte garantie tant réclamée, et que le Ministre Britanniqueprétendait être le seul objet de ses alarmes.
Le Gouvernement Britannique comprit la force de ces raisons,et la malheureuse fatalité qui l’entraîne à la guerre, ne lui offraitde réponse (pie dans une fausse allégation. Le 21 de ce mois,Lord Whitworth remit une note ; dans laquelle il déclara que laRussie s était refusée à ce qu’on demandait d ? eile.
, Les Puissances garantes étant au nombre de trois, si la Russie sy était refusée, il restait encore l’Empereur d’Allemagne et leRoi de Prusse ; mais comment la Russie pouvait-elle avoir faitconnaître son opinion sur une proposition nouvelle et faite depuisfeu de jours 1 II était à la connaissance de l’Angleterre que laRussie et la Prusse avaient proposé de garantir l’indépendance deMalte avec de légères modifications, et que le Gouvernement