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Charge ses vice-président et secrétaires, auxquels sont adjoint»les sénateurs Joseph Bonaparte , Laplace, Lespinasse, Jacque-minot et Rœderer, membres de la commission nommée dans laprésente séance, de porter au Premier Consul ses remercîmenspour la communication qui a été donnée au Sénat par son ordre.
Il ne peut qu'applaudir à la modération et à la fermeté quicaractérisent les négociations ouvertes avec le gouvernementBritannique .
Il est impatient de donner à la France le signal de la recon-ïioissance, si la paix répond aux vœux du Premier Consul, et dudévouement si la dignité nationale lui demande la guerre.
Certifié conforme,
Le garde des archives et du scéau Cauchy.
Le Premier Consul a reçu à Saint-Cloud , Dimanche, 25, ladéputalion du Sénat .
CORPS LÉGISLATIF.
Présidence de Lagrange.
Séance du 24 Floréal.
Les conseillers d’état, Thébaudeau, Saint-Cyr et Truguet,orateurs du Gouvernement, donnent communication de la noteadressée, le 23 Floréal, par le ministre des relations extérieures àl’Ambassadeur de Sa Majesté Britannique.
(Voyez la note à l’article Sénat .)
Séance du 2 6 Floréal.
Sur la demande du Citoyen Fontanes, le Corps Législatif,s’étant formé en comité secret, le Citoyen Fontanes porte la pa-role en ces termes.
“ Vous avez entendu, dans votre derniere séance, le message dugouvernement ; l’opposition de sa conduite franche et loyale aveccelle de l’Angleterre a frappé tous les yeux. J’ai vu se manifestervotre opinion dans les nobles mouvemens qui vous agitaient; vousne les avez retenu que pour imiter jusqu’au bout les sages égards etla circonception du gouvernement.
Mais que le Cabinet Britannique ne s’y trompe pas ! qu’il segarde bien de voir de |a faiblesse dans cet te'modération digned’un grand peuple et de ses représentons! 11 est assez tortpour être patient, ce peuple à quion voudrait faire la loi ; ilest assez puissent pour être généreux, et dix ans de victoireslui ont acquis le droit de faire à la paix tous les sacrifices, hotscelui de sa dignité. Les Anglais à cet égard doiyent prendretoute espérance. Si, malgré cette résolution, inébranlableils osaieut nous combattres, eh bien ! La France est prête à secouvrir encore de ces armes qui ont vaiucu l’Europe . Ce n estpoint la France qui déclarera la guerre, mais c’est elle quil ac-ceptera sans cfainte, et qui saura la soutenir avec énergie.
Malheur au ministre ambitieux qui voudrait nous rappeler surle champ de bataille, et qui enviant à l’humanité un si court ta-