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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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constance, l'Ambassadeur de la République a quitté un pays oùil ne pouvait plus entendre des paroles de paix.

Dans ce moment décisif le gouvernement met sous vos yeux, ilmettra sous les yeux de la France et de l’Europe , ses premières re-lations avec le Ministère Britannique, les négociations qui ont ététerminés par le traité d’Amiens , et les nouvelles discussions quisemblent finir par une rupture absolue.

Le siècle présent et la postérité y verront tout ce qu’il a faitpour mettre un terme aux calamités de la guerre, avec quelle mo-dération, avec quelle patience il a travaillé à eu prévenir leretour.

Rien n’a pu rompre le cours des projets formés pour rallumerla discorde entre les deux nations. Le traité d’Amiens avait éténégocié au milieu des clameurs d’un parti ennemi de la paix. Apeine conclu il fut l’objet d’une censure amere : on le représentacomme funeste à l’Angleterre, parce qu’il n’était pas honteuxpour la France . Bientôt on sema des inquiétudes, on simula desdangers sur lesquels on établit la nécessité d’un état de paix tel,qu’il était un signal permanent d’hostilités nouvelles. Ou tinten réserve, on stipendia ces vils scélérats qui avaient déchiré lesein de la patrie, et qu’on destine à le déchirer encore. Vainscalculs de la haine ! ce n’est plus cette France divisée par lesfactions et tourmentée par les orages, c’est la France rendue àla tranquillité intérieure, régénérée dans son administration et dansses lois, prêle à tomber de tout son poids sur l’étranger qui oseral’attaquer et se réunir aux brigands qu’une atroce politique re-jetterait encore sur son sol, pour y organiser le pillage et les as-sassinats.

Enfin un message inattendu à tout coup effraye l’Angleterred’arnteniens imaginaires en France et en Batavie , et suppose desdiscussions importantes qui divisaient les deux gouvernemens tandisqu’aucune discussion pareille n’était connue du gouvernementFrançais .

Aussitôt des arméniens formidables s’opèrent sur les côtes etdans les ports de la Grande Bretagne ; la mer est couverte devaisseaux de guerre, et c’est au milieu de cet appareil que leCabinet de Londres demande à la France l’abrogation d'un ar-ticle fondamental du traité d’Amiens .

Ils voulaient, disaient-ils, des garanties nouvelles, et ils mé-connaissaient la sainteté des traités, dont l’exécution est la pre-mière des garanties que puissent se donner les nations.

En vain la Fi ance a invoqué la foi jurée ; en vain elle a rap-pelé les formes reçues parmi les nations; eu vain elle a consentià fermer les yeux sur l’inexécution actuelle de l’article du traited’Amiens , dont l’Angleterre prétendait s’affranchir; en vain, ellea Voulu remettre à prendre un parti définitif jusqu’au moment oul’Espagne et la Batavie , toutes deux parties contractantes, auraientmanifesté leur volonté ; vainement enfin, elle a proposé de ré-clamer la médiation des puissauces qui avaient été appelées a