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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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saisir leurs anciennes bases ; i! les leur à offertes ; il a cru que lespays destinés à former de nouveau cantons, pouvaient établir leursgouvernemens sur des bases peut-être plus adaptées à notre siecle.Il a deviné le vœu de chacun, et il l’a sanctionné par sa médiationSa tâche est remplie; ici commence la nôtre. J'invoque pournous le Dieu de nos peres. Il est le même pour toute la Suisse .Son œil vigilant et paternel veille sur nous, et tous nous sommesses enfans. Notre culte est différent, respectons la Providence.Pratiquons à l’envie les préceptes de sa morale; et nous auronsdroit à ses bienfaits.

“ Le rapport que j’aurais à vous faire sur la situation gé-nérale de la Suisse , devient superflu. La réunion des dé-putés de tous les cantons annonce que la médiation du pre-mier consul est exécutée. Elle en présente le complément; elleprouve surtout que dans toute la Suisse , il y a une tendanceégale à resserer les mœurs de la fédération par des sentimens depaix, d’union et de bienveillance réciproques.

“ Un gouvernement est bon alors que son action réelle est dansun rapport exacte avec le principe de son organisation. Malheurà celui qui n’a pas connu celte vérité ! 11 a voulut être fort, et futextrêmement faible. Les commissions cantonales, nommées parla médiation, connurent mieux la force et les bornes de l’autorité.Les gouvernemens constitutionnels des cantons, en recevant d’ellesles rênes de l’état, ont marché, d’abord d’un pas assuré vers leurbut unique, le bien général.

“ Ces progrès rapides me permettent, Messieurs, de présenteraujourd’hui à vos regards leurs heureux résultats.

“ La tranquillité la plus parfaite régné sur tous les points delàSuisse , ses cantons paraissent généralement sentir le besoin d’unbon voisinage et l’avantage extrême attachés aux services mutuelsqu’ils doivent attendre les uns des autres, et l’empire de la loi semontre partout où la loi est nécessaire : le pouvoir arbitraire, cetennemi dangereux des sociétés humaines disparaît. Le magistratest fort de la confiance du peuple, le peuple est fort de son obéis-sance envers le magistrat. Chaque classe de la société se montremoins occupée de ce qui n’est pas dans sa sphere. Enfin, Mes-sieurs, vous aurez lieu de vous convaincre, vous-mêmes, qu’il n’existeplus qu’un très-petit nombre d’intérêts litigieux entre les cantons,et aucun sujet de dissentions pénibles pour cette diète.

“ La mesure de ce que la patrie attend de vous se trouve dansces liens déjà existans; nous devons en assurer la jouissance à nospeuples, en achevant et consolidant, pour les siècles à venir, 1 édi-fice durable de leurs institutions.

“ Entre les objets d’utilité générale auxquels vous allez donnervotre attention, se trouvent quelques administrations dont j avaiscru devoir reserver le produit pour les besoins généraux, et main-tenir la forme jusqu’au moment actuel. L’étàt, Messieurs, ensera mis sous vos yeux. Vous aurez également des rapportsexactes, et sur les dépenses auxquelles il a fallu satisfaire et surles fonds qui y ont été destinés.