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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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La même régie a été observé dans les tems révolutionnaires.Je puis me dispenser de citer les divers corps étrangers au servicede l’Angleterre: l’éloquence de M. Pitt et celle de°M. Windliarales ont assez célébrés.

Le résultat que présentent ces faits, c’est que les nations ontdroit de compter sur le dévouement des étrangers, tant que ceux-ci leur appartiennent et quils sont dans leur sein. Mais cette pré-tention ne s’est jamais étendue jusqu’au tems où les étrangers ontété rendus à leur patrie. Je délie qu’on cite à cet égard taie seuleautorité et un seul exemple.

Il était réservé au Morning Post d’oser proclamer une maximecontraire; il était réservé à des écrivains Anglais , d’oser invoquerla trahison en faveur de la reconnaissance. Qui croirait que resécrivains se sont élevés en imprécations contre ceux des évêqueset des individus Français , qui, après avoir été accueillis eu Angle-terre pendant les bourrasques révolutionnaires ont l’ingratitude(c’est l’expression dont ils se servent) d’épouser aujourd’hui la causede la France ? Eli quoi ! les bienfaits que vous avez accordés àces hommes, avaient donc pour objet de leur faire abjurer toutsentiment Fiançais? De quelle nature était donc le pain quevous avez approchez de leurs levres, pour q■ e vuis fuyezcru capable de corrompre eu eux, tout intérêt de patrie,tout honneur national ? Singulier signalement que ces écri-vains donnent à toute la terre de l’espece de générosité qui carac-térise la nation Britannique !

Ah ! sans doute, avant que la guerre fut élevée, j’espere qu’iln’est aucun des Français qui ont été reçus en Angleterre, qui n’aitdésiré ardemment le maintien de la paix entre les deux pays.Pour ce qui me concerne, je puis dire (pie j'ai formé à cet égardks vœux les plus ardens. J’espere les avoir assez manifestés, etpourtant je déclare que si j’eusse eu l'honneur d’être ministre desrelation extérieures, au moment ' ù Lord Whitvvorth est venu por-ter son ultimatum de trente six heures, son excellence ne fut pasdemeurée trente six secondes dan» moircabiuet, et trente six minutesdans la capitale. 11 ne s’agit pas de contester ce que nous (levonsà une terre qui nous a reçu au passage ; nous devons encore plus à laterre qui a été notre berceau, qui a reçu la cendre de nos peres,et qui recevra bientôt la nôtre. Nous devons à la Grande Bre-tagne ; mais nous ne lui devons pas au moins de supporter ses af-fronts, et de conspirer avec elle son élévation et noire porte.

Les vœux les plus ardens pour que la Providence écartât desdeux pays le fléau de la guerre : voilà quel a été notre devoir;mais actuellement qu’elle est déclarée, un autre sentiment doitnous animer. Le choix d’Albe et de Rome est fait; il ne s agitplus de gémir sur ce malheur ; il faut l’affronter. Singulière pré-tention de ces hommes qui nous envoient tous les foudres de laguerre et qui prétendent ne recevoir de nous en retour que descomplimens et des actions de giâce !

Je n’ignore pas ce que peuvent suggérer de vieux ressenlnnens.L’ancienne France a été éffacée..Nous sera-t-e e