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tofflitiencer à se mêler directement des affaires continentales, Ifigurer ainsi où il n’avait que faire et à se mettre dans le cas detraiter désormais, d’égal à égal, avec le Roi de France . Je disici expressément les Rois d’Angleterre et de France ; car il nes’agissait aucunement des intérêts des peuples Anglais et Français .Ce'fut ce qui né tarda point à éclater pour le malheur des nationsforcées de se combattre sans être consultées, et sacrifiées, malgréelles, à des vues dé famille, à des passions personnelles ou à desintérêts qui leur étaient très-étrangers.
En lô'98,à peine la paix de Riswick venait d’être signée que leconseil de France apperçut, après coup, de l’oubli qu’il avaitcommis en ne statuant rien, dans les traités négociés en 16 '. 97 , sut?la succession du Roi d’Espagne Charles II que ses infirmitésmenaçaient d’une fin prochaine.
Un traité de partage fut préalablement conclu : les trois com*pétiteurs à ce vaste héritage étaient un Archiduc d’Autriche, unPrince de Bavière et le Dauphin de France.
Chacun des trois devait obtenir une part des Etats Espagnols.L’Angleterre avait présidé, de concert ax r ec la Hollande, à cesairangoniens. Le testament de Charles II, dérouta ces combinai-sons, en léguant au Dauphin, d’après l’avis du Pape, s i monarchieindivisible, ou, sur le refus du Dauphin, à l’Archiduc Charlesd’Autriche. Louis XIV , accusé d’aspirer à tout envahir, avaitconsenti au partage et n’avait point prévu le cas du testament, ils’était même contenté d’un lot assez modique. Quand il eut vule testament, il aima mieux prendre les armes pour obtenir letout, que de n’avoir qu’une partie qui serait aussi contestée. LeDuc d’Anjou fut donc proclamé Roi d’Espagne , et la guerrerecommença ; c’est ce qu’on appelle la guerre de la successionqui coûta à l’Angleterre quelques millions de gainées, mais quiremplit le grand objet du Cabinet de Londres , en épuisant laFrance .
Durant cette lutte terrible, le Ministère de Versailles ne cessade négocier et de faire à ses ennemis des propositions certaine-ment très-modérés. Cette conduite était loyale ; elle eut désarméles Anglais, si le peuple en eut été juge, et si Louis XIV n’avaitpas eu, dans le début, le tort que l’on va dire : Guillaume envoulait à Louis, mais le Parlement d’Angleterre n’était pas toujoursdisposé à faire la guerre à la France pour des poititilleri.es d’orgueilentre deux Rois. La majorité de ce corps était bien convaincuealors de cette vérité, trop oubliée depuis, que les vrais intérêtsde la Grande Bretagne, sont de s’occuper d’elle-tnêine, de per-fectionner son industrie et son commerce, d’animer son agricul-ture, et non de s’immiscer dans les querelles de l’Europe . MaisLouis leur donna l’exemple, au moins très-imprudent, de vouloirse mêler des affiiires de l’Angleterre. Comme si c’était peu defaire son petit-fils Roi d’Espagne, il se piqua de reconnaître lep de Jaques II, et de lui accorder le titre et les honneurs deffuide la Grande Bretagne, contre l’article IV du traité de Ris-