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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Continent, quelques poignées de son or pour animer les coffl-battans. La Reine d’Hongrie , Marie Therese, montra un beaucaractère; elle résista à tous ses ennemis. Le Roi de Prusse fitson accommodement particulier, et eut le prix de son courage.Louis XV , quoique vainqueur, se piquant de je ne sais quel es-prit de générosité, ne demanda rien, et n’eut rien. Il di ait qu’ilne voulait pas traiter de la paix en marchand ; mais aussi il traitaiten dupe. L’Angleterre obtint au contraire, à la fin de la guerre,les résultats suivans:

Paix d’Aix la Chapelle, en 1748. “ La France garantit l’ordre“ de succession établi eu Angleterre, en faveur de la Maison“ d’Hanovre.

“ Les fortifications de Dunkerque resteront dans l’état où ils« sont du côté de la mer; mais du côté de la terre, elles seront« remises dans 1 état par le traité d’Uttecht, c’est-à-dire, qu’ellçs“ seront démolies.

“ Quant aux limites de l’Acadie, ou Nouvelle Ecosse , toutes“ les choses seront remises sur le pied où elles devaient être“ avant latin delà guerre.” (Traité d’Aix la Chapelie Françaiset Anglais .)

“ L’Espagne paiera cent mille livres sterling à la compagnie“ Anglaise de del Assiento.

“ Dans tous les porls d’Espagne, les Anglais ne paieront pour“ leurs marchandises, que les mêmes droits qui sont payés par“ les Espagnols mêmes.” (Traité de Buen Retira, qui fut un sup-plément à celui d’Aix la Chapelle ).

Ne craignez jamais qu'au sortir de ces affreuses boucheries,qui inondent de sangle continent et les deux Indes, ne craignezpas, que l’Angleterre perde un cheveu de sa tète. Quelsque soient les évéïiemens, elle est bien sûre d’y gagner ;voyez comme ici, la conclusion de chaque truité, et demandez-vous, à vous même, comment ceux qui avaient triomphé à Lau-felcl et à Fontenoy, ceux qui avaient su prendre Eerg-op-Zootn etMaestricht, ne savent, pas défendre les murs de ce pauvre Dun-kerque , du coté de la terre, et s’asservissent de nouveau à rece-voir, dans cette ville, un commissaire Anglais !

“ On serait bien plus révolté si, dans un coup-d’œil historiquenécessairement trop rapide, je pouvais détailler les vexations, leschicanes, les actes oppressifs exercés à Dunkerque de la part desAnglais . Les choses ont été portées à un (joint qu’on ne croiraitpas. On avait voulu déssecher un lac ou plutôt un marais, dontla surface à plusieurs lieues, et que l’on appelle les Moires ,t’était une opération utile à la culture, et absolument nécessaireà la salubrité des deux Flandres Française et Autrichienne. Maisilfalloit bien que ces eaux, qui infectaient un grand pays, fussentdétournées vers la mer. Jamais le commissaire Anglais ne vou-lut le souffrir.

Ce n’est pas tout. Ce grand traité de 174S ne parut pas en-core assez avantageux aq ministre Anglais . En 1749, aussitôtaprès cette paix, la misérable équivoque de ces mots devaient