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jlftuiscrcnt les poignards. L’expérience a éclairé tons les eprits ;| a ° aire , S e des lois et de l'administration a réconcilié tous les cœurs.
Environnés partout de la force publique, partout alteints parles tribunaux, ces hommes affreux ne pourront désormais ni fairedes rebelles, ni recommencer impunément leur métier de brigandset d'assassins.
Tout à l'heure une misérable tentative a été faite dans la Ven dée ; la conscription en était le prétexte, mais citoyens, prêtres,soldats, tout s’est (branlé pour la défense commune ; ceux qui,dans d'autres teins furent des moteurs de trouble, sont venusoffrir leurs bras à l’autorité publique, et dans leurs personneset dans leurs familles, des gages de leur foi et de leur dévoue-ment.
Enfin, ce qui caractérise surtout la sûreté des citoyens, le re-tour des affections sociales, la bienfaisance se déploie tous lesjours davantage, de tous côtés, en offre des dons à l’infortune, etdes fondations, à des étabiisseinens utiles
La guerre n'a point interrompu les pensées de la paix ; et leGouvernement a poursuivi avec constance tout ce qui tend àmettre la constitution dans les mœurs et dans le tempérament descitoyens, tout ce qui doit attacher à sa durte tous les intérêts ettoutes les espérances.
Ainsi, le sénat a été placé à la hauteur où son institution rap-pelait, Une dotation telle que la constitution l’avait déterminée,l’entoure d'une grandeur imposante.
Le corps législatif n’apparaîtra plus qu'environné de la majestéque réclament ses fonctions ; on ne le cherchera plus vainc menthors de ses séances. Un président annuel sera le centre de sesmomimcns, et l’organe de ses pensées et de ses vœux dans ses re-lations avec le gouvernement.
Ce corps aura enfin cçtte dignité qui ne pouvait exister avec desfpra.es mobiles et indéterminées.
Les collèges électoraux se sont tenus partout avec ce calme,avec cette sages e qui garantissent les heureux choix.
La Légion d’Honueur existe dans les parties, supérieures de sonorganisation, et dans une partie des èlémens qui upiveiit la com-poser. Ces éiémens, encore égaux, attendent d’un dernier choixleurs fonctions < t leuis places. Combien de traits honorables ar velés l’ambition d’y être admis ! que de trtsors la République aura dans cette institution, pour encourager, pour récompenserles services et les vertus.
Au Conseil d’1 tat, une qutre institution prépare au choix dugouvernement, des hommes pour toutes les bianches supérieuresde l'adiimiistraiioiJ ; des audrti uis sy forment dans l’atelier desréglemens et des 1ms; ils s’y pénétrent des principes et desmaximes de l'ordre putdic. ’loujours environnés de témoins et dejuges, souvent sous les yeux du gouvernement, souvent dans desmissions importante-, ils arriveront aux fonctions pudiques avecla maturité de i’exper'ei ce, et avec la garantie que donnent qrçcaractère, une conduite et des connaissances' éprouvés.