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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Un premier débarquement s’est opéré ; c’était Georges avec'huit (le ses brigands. . _

Georges retourne sur les côtes pour assister au debarquementde Coster Saint Victor, (condamne par le jugement rendu du 3

Nivôse) et de dix autres brigands. ^ ^

Dans les premiers jours de ce mois, un troisième débarquements’effectue; c’est Pichegru , Lajollais, Armand, Galliard, frere deRaould, Jean Marie, Un des premiers affidés de Georges, etquelques autres brigands de cette espece.

Georges avec Joyau, dit d’Assur, Saint Vincent et Picot, dit lePetit, vont au devant de ce troisième débarquement, la réunionse fait à la ferme de la poterie.

Un quatrième débarquement est attendu. Les vaisseaux sonten vues; mais les vents contraires les empêchent d’approcher:il y a peu de jours encore qu’ils faisaient les signaux de reconnais-sance,

Georges et Pichegru arrivent à Paris ; ils sont logés dans lamême maison, entourés d’une trentaine de brigands, auxquelsGeorges commande. Ils voient le général Moreau; on connaîtle lieu, le jour, l’heure, où la première conférence s'est tenue ; unsecond rendez-vous était convenu, et ne s’est pas réalisé ; un troi-sième, un quatrième, ont eu lieu dans la maison même du généralMoreau.

Cette présence de Georges et de Pichegru à Paris , ces confé-rences avec le général Moreau, sont constatées par des preuvesincontestables et multipliées. Les traces de Georges et de Piche-gru sont suivies de maison en maison. Ceux qui ont aidé à leurdébarquement, ceux qui, dans l’ombre de la nuit, les ont conduitsde poste en poste ; ceux qui leur ont donné asyle à Paris , leursconfidans, leurs complices, Lajollais, leurs principal intermédiaire,le général Moreau sont arrêtés ; les effets et les papiers de Piche-gru sont saisis, et la police suit ses traces avec une grandeactivité.

L’Angleterre voulait renverser le gouvernement; par ce ren-versement, opérer la ruine de la France , et la livrer à des siècles deguerres civiles et de confusion. Mais renverser un gouvernementsoutenu par l’affection de trente millions de citoyens, et environnéd’une armée forte, brave, fideile, c’était une tâche à la fois audessus des forces de l’Angleterre et de celles de l’Europe ; aussil’Angleterre ne prétendait-elle y parvenir que par l'assassinat dupremier consul, et en couvrant cet assassinat de l’oinbre d'unhomme que défendait encore le souvenir de ses services.

Je dois ajouter que les citoyens ne peuvent concevoir aucune in-quiétude. La plus grande partie des brigands est arrêté. Lereste en fuite, et vivement poursuivi par la police. Aucune classede citoyens, aucune branche dé l’administration, n’est atteinte paraucun indice, par aucun soupçon.

Je ne donnerai point de plus amples développemens dans ce

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