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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Il faut éclairer de toute part les ténèbres d'un complot inouïdans tes annales des peuples civilisés, et qui intéresse l’existence detons les gouveriiemeus.

On est frappé de terreur en songeant qu’un poignard dans lamain d’un scélérat obscur pouvait abattre un grand homme, enmettre en deuil tout l’empire dont il est l’appui ; mais on serassure en comptant tous les périls où la fortune vous a secouru,et qui ne feront pas la moindre partie des merveilles de votrehistoire.

Les mers les plus infidèles ont respecté votre retour ; seul dansune barque, avec le génie qui vous protégé, vous avez passé sanscrainte au milieu des flottes ennemies.

Des mains exécrables préparent contre vous des machines quilancent la déstruction et la mort, et les flammes du volcan allumépour vous perdre, expirent à vos pieds.

Enfin l’œil de ce même génie qui veille sans cesse autour devous, découvre dans les conseils de Londres une conspiration nou-velle, dont les auteurs, à peine descendus en France sont saisis etenchaînés.

Tous les crimes seront inutiles contre une vie si miraculeuse-ment protégée. Rien n’interrompera vos desseins, citoyen pre-mier consul, vous suivrez tranquillement le cours de vos destinéesqui semblent entraîner celles de l’univers. La nouvelle époquedu monde, que vous devez fixer, aura le tems de recevoir de voussou éclat, son influence et sa grandeur.

Les membres du tribunat ayant été introduits le citoyen Jau-bert président, a donné lecture de l’adresse suivante :

Extrait des Registres du Tribunat, du 28 Pluviôse, An 12.

Le tribunat, en exécution de son arrêté du jour d’hier portantqu’il se transportera en corps auprès du premier consul, et aprèsavoir entendu le rapport d’une commission composée du bureauet des présidais des sections, arrête que son président pré-sentera au premier consul l’adresse dont la teneur suit:

Citoyen Premier Consul,

Lorsque nous pensions n’avoir plus à redouter pour vous que lesglorieux dangers d’une guerre juste, la perfidie du gouvernementAnglais vous enveloppait de nouvelles embûches. Quel humi-liant aveu de son impuissance à combattre à armes ouvertes le gé-nie restaurateur de la France !

Quel témoignage éclatant des rapports intimes qui lient à vosjours le salut de la république et la tranquillité de l'Europe .

Le tribunat, que tant de motifs et de sentimens attachaient àvoire personne, citoyen premier consul, vient vous exprimer lapart que tous les citoyens prennent à vos périls, qui deviennentpour chacun d’eux des périls personnels.

A votre existance est attaché celle de plusieurs millionsd hommes : elle seule peut préserver la France des désastres d’une6 C