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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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qu’il méditait de nouveau le crime qui avait échoué au 3 Nivôse,ont débarqué par petits pelotons et de nuit sur la falaise de Be-vijje • ils ont pénétré jusque dans la capitale : Georges et le géné-ral Pichegru étaient à leur tête. Leur arrivée avait été provoquéepar un homme qui compte encore dans nos rangs, par le généralMoreau, qui fut remis hier aux mains de la justice nationale.

Leur projet, après avoir assassinée le premier consul, était delivrer la France aux horreurs tle la guerre civile et aux terriblesconvulsions de la coutre révolution.

Les camps de Boulogne, de Montreuil, de Bruges, de Saintes ,de Toulon et de Brest, les armées d’Italie, de Hanovre et de Hol-lande, auraient cessé de commander la paix, notre gloire périssaitavec la liberté !

Mais tous ces complots ont échoué, dix de ces brigands sontarrêtés; l’ex-géttéral Lajolais l’entremetieur de cette infernaletrame, est aux fers ; la police est sur les traces de Georges et dePichegru .

Un nouveau débarquement de vingt de ces brigands doit avoirlieu; des ambuscades sont dressées, ils seront arrêtés.

Dans eette circonstance, si affligeante pour le cœur du premiercousul, nous, soldats de la patrie, nous serons les premiers à luifaire un bouclier de nos corps, et nous vaincrons autour de lui lesennemis de la France et les siens.

Le Général en chef, Gouverneur de Paris , (Signé) MURAT.

Pour copie conforme.

Le Général de Brigade Chef de l’Etat Major Général,

César Bertiuer.

Soult, Général Commandant en Chef le Camp de St. Orner, auPremier Consul, au Quartier-Général à Boulogne , le 2 9 Plu- <

viôse, An 12 delà République .

-Citoyen Consul,

Hier, les camps de Saint Orner et de Montreuil présentaientl’aspect d’une sombre inquiétude, des bruits vagues allarmaientles soldats, ils apprennent aujourd’hui à quels dangers vous venezd’écbapper, et les camps retentissent de cris de joie, interrompusseulement par l’indignation qu’exite la connaissance de l’affreuxcomplot que vos ennemis et ceux de la république avaient tramécontre vos jours.

Toute l’armée se mêle, se rejouit, se félicite de vous avoir con-servé ; mais que ce spectacle, fait pour vous toucher, ne vousentraîne point à une clémence dangereuse. Hâtez-vous, citoyenconsul; de remplir notre vœu, en effrayant, par une justiceprompte et sévere, les monstres qui oseraient encore menacer la

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