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«ranimes, au titre de neuf dixièmes d’argent fin, et d’un dixièmed’allia°e. Les autres pièces d'argent ne sont que des multiplesou des fractions de celte unité, qui doit être invariable sous cedouble rapport, du poids et du titre.
Le calcul décimal fut adopté simultanément, et, par un heu-reux liazard, on put, sans s’écarter sensiblement du titre desanciennes especes, exprimer le nouveau en décimale, de la ma-niéré la plus simple <M0, ou 90 - 100 , ou 900-1000. Ainsi, pourconnaître la valeur intrinsique de nos monnaies, il suffit de sous-traire lé dixième de leur poids.
Un titre uniforme fut arrêté pour les monnaies d’or et d'argent,■et l’expression qui l’énonce, est aussi le même.
L'échelle du titre a été poussée également à un plus haut degréde précision que dans l’ancien système; car, dans celui-ci, toutemasse d’or était représentée par 768 parties, et celle d’argent par288, tandis que, dans le nouveau, toute masse d’or ou d’argentindistinctement se divise en 1,000 parties, et le numéraire de cesdivers nombres indique le titre de l'objet que l’on considéré.
Telles sont les bases principales du nouveaux système moné-taire établi par la loi du 22 Vendémiaire an 4. La loi du 7Germinal, an 11, l’a encore amélioré; elle a réparé aussi desomissions essentielles, en déterminant d’une maniéré claire etprécise la retenue à faire sur les matières d’or et d’argent desti-nées à être converties en especes nationales : la nouvelle loi aposé la base du prix de ces matières; et c’est sur cette base, etd’après la valeur intrinsique de la nouvelle unité monétaire, queks tarifs ont été établis par un arrêté du gouvernement. Deuxautres tarifs ont été pareillement établis par un second arrêté,conformément aux dispositions de la loi : ils règlent le droit d’affi-nage sur les métaux.
Les tolérances accordées par la loi du 22 Vendémiaire an 4,dans la fabrication des especes d’or et d’argent avaient paru ex-cessives. Les progrès faits dans les arts avaient fait juger augouvernement qu’on pouvait les restraindre sans blesser l’intérêtdes fabricateurs ; dès-lors il n’a pas hésité à proposer, sur lestolérances, une réduction qui contribue à la perfection de nosmonnaies, et en assure de plus en plus la valeur intégrale.
Ainsi la tolérance du titre de l’argent qui était de 7 millièmesen dedans, et autant en dehors, a été réduite à 3, et celle du poids,qui était de 5 millièmes, dans le même ordre, a été aussi abaisséeà 3 millièmes. Celle de l'or; pour le titre, était de 5 millièmes,et pour le poid de 2 millièmes -1- en dedans et autant en dehors.Lltes ont été réduites toutes les deux au même taux, c’est-à-dire, à2 millièmes.
La fabrication des especes d’or a commencé le 24 Germinal, ilen a été frappé, jusqu'au dernier jour complémentaire, pour larâleur de 10,209,840 francs.
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