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des pensionnaires parvienne sans retard; et votre arrêté du i'Floréal dernier a autorisé le trésor à considérer comme éteintesles pensions dont les arrérages n’auraient pas été réclamés peudiinttrois années consécutives.
Divers Opérations du Trésor Public pendant l’An il.
Les comptes que je vous présente, citoyen premier Consulsont le résultat sommaire de toutes les opérations faites pendantl’année ; ils embrassent les recettes et les dépenses générales etspéciales dû trésor. Il me reste à vous rendre compte de plusieursobjets moins importans, et néanmoins digne de votre attention.
Le compte de l’au 10, venait de vous être présenté ; le servicede l’an 11 continuait sur les mêmes erremens, et les dépensess’acquittaient avec des produits égaux régulièrement recouvrés:l'ordre une fois rétabli, il ne fallait que des efforts ordinaires pourle conserver ; et déjà nous commencions à jouir des améliorationsde tout genre dont il est la source, lorsque des circonstances im-prévues nécessitèrent des opérations nouvelles.
Dans la nuit du 20 au 21 Ventôse je reçus de vous l’ordre d«me préparer à pourvoir à des besoins extraordinaires. Je pus, àCette occasion, connaître l’étendu des ressources qui naissent d’uneconfiance solidement établie. Dès le 21, je proposai aux gens definance des opérations considérables, et je ne leur laissai pointignorer les circonstances qui donnaient lieu à ces propositions.Quelques-uns opposèrent de la résistance ; il me fallût entendrerépéter ces traditions célébrés parmi les prêteurs, et suivant les-quelle» les prêts à un intérêt exorbitant sont la garantie infaillibledu salut de l’état, mais d’autres capitalistes répondirent à la pre-mière ouverture qui leur fut faite, par des offres égales aux be-soins. Les condîtioifs ne furent point aggravées, et j’éprouveune grande satisfaction à rendre ce témoignage aux agens diverschargés de ce service. C’est avec leurs concours que le trésorpublic conserva l’aisance dont il jouissait depuis un an et demi.Des dépenses extraordinaires, inattendues, ont été acquittées avecles ressources propres à l’exercice, et les préparatifs de la guerreu’ont occasionné aucune gêne au trésor, quoique, dans le mêmemois, il ait fallu pourvoir au payement ponctuel d’un semestreentrer des rentes perpétuelles.
Il fut, eu même tenus, nécessaire de changer les dispositionsprécédemment faites pour l’emploi des fonds, et de porter sansaucun délai, dans les ports et sur d’autres points, des ressourcesdéjà distribuées ailleurs. Ces déplacemeus eussent causé, il y apeu d’années, une grande confusion, et déconcerté les dispositionsgénérales: rien de semblable n’est arrivé ; et des viremens opéréssur presque toutes les caisses de la république, n’ont coûté qu’unredoublement de diligence à quelques bureaux.
Tel est, citoyen premier Consul, l’avantage incalculable d unsystème qui met sous votre main les moyens de faire arriver
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