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sympathique, (le même que pour les noms des villes qu’on pren-dra l'une pour l’autre, suivant la feuille numérotée A.
V Pour ue pas donner des soupçons en écrivant toujours aumême nom, M. D. s’arrangera avec six au moins de ses connais-sances les plus sûres, pour pouvoir alterner. Ce moyen est in-dispensable en cas d’accidens ou de maladies. Chacun de cesmessieurs, en écrivant, observera très-exactement l'ordre numé-raire de la même série, comme si une seule personne eut écritseule. Ce qui sera écrit in claro, sera relatif ou au commerceou aux arts et sciences, et paraîtra un compte rendu des nou-veautés de Paris . S’il arrive que l’on dise quelque chose du gou-vernement, ce sera toujours dans un sens qui lui soit favorable.
On aura soin aussi que ce qui est écrit en encre sympathique, nesoit nas écrit trop fin. Il faudra numéroter avec de l’encre sym-pathique et jamais in claro, ce qui fait remarquer et observerd’avantage.
VI. M. D. L. ayant reçu de M. V. la recette pour la composi-tion de l'encre sympathique, détruira la bouteille qu’il a avec lui,pour ne rien porter en Prance qui puisse donner le moindre lieu à 'des soupçons. Il écrira ses instructions sécrétés sur le papierblanc de sou portefeuille, à la suite des dépenses de voyage, &c.
Il détruira toute espece de papier qui pourrait donner la moindrelumière sur sa destination, ainsi que les passepoits qu’il a.
VIL On pourrait, de concert avec les associés, gagner les em-ployés dans les fabriques de poudre, afin de les faire sauterquand l’occasion s’en présentera.
VIII. Il est surtout nécessaire de l’associer et de s’assurer de lafidélité de quelques imprimeurs et graveurs, pour imprimer etfaire toute ce dont l’association aura besoin.
IX. Il serait nécessaire que l'on connût au juste l’état des partisen France, et surtout à Paris , et quel serait le résultat le plusprobable si B. venait à mourir.
X. On ne parlera au comité pour le moment actuel, que du ren-verrement du gouvernement de Buonaparte, honnis à ceux quel’on sait être bien disposé en attendant que l’on ait quelque chosede certain sur les dispositions du roi, et que l’on connaisse mieuxla nature des moyens d’agir dans l’iuterieur, ainsi que la disposi-tion générale des esprits. On enverra par la suite de nouvellesinstructions tendant au but qu’on se propose, et qui seront cal-quées sur les renseignemens que l’on recevra.
XL On îecomtnande la plus grande circonspection, surtoutdans les premières démarches, et de ue se confier qu’avec la plusgrande réserve pour éviter les trahisons des faux treres, quipourraient profiter de cette occasion d’actpuérir des droits auxtaveurs du gouvernement ; et dans aucun cas quelconque on nese fiera qu’è des hommes très prudens. Une manière de sonderl’opinion des gens dont on doute, serait naturellement d’observerque si la République n’est pas possible, il paraît plus simple plusjuste de recourir à la royauté ancienne, que de se dévouer aunouveau despotisme d’un étranger.