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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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sur le beaupré de l’une d’elles. Elles ont viré de bord et pris lelarge.

Le flotille est rentré dans ce port, hormis une division de eau-nomrères que l’amiral a juge à propos de laisser passer la nuit enrade. Le teins était devenu brumeaux, il lui a fait le signal derentrer. De son côté, la croisière a disparu, et a regagné lescôtes d’Angleterre.

Nos soldats, s’aucarenant tous les jours. Ils manient l’avironet font toutes les manœuvres basses des voiles aussi bien que lesvieux matelots. Et pourquoi ne le feraient-ils pas. Los ca-nonnieres ne sont pas plus difficiles à manier que les gaieres ro-maines, et l’on sait que les légions romaines étaient aussi habilesà mai,œuvrer les bâtimens qu’à se battre de pied ferme en rasecampagne. Ainsi cette expédition annoncée avec tant d’em-phase par les Anglais , et qui avait nécessité un embargo, s'es,tréduite en fumée. Peu de spactacles sont aussi curieux que ce-lui de freles bâtimens en pleine mer courant une ligne d’embos-sage à la vue de ces immenses vaisseaux ; c’est comme le disentfort bien plusieurs Anglais , le combat de David contre le giantGoliath. Comme Goliath, les marius Anglais nous provoquentau combat, mais à mesure que nous approchons, ils reculent.Nous n’avions peint de ports près de leurs côtes, disaient ils,pour contenir une aussi grande quantité de bâtimens. Bonaparte a dit aux soldats: Creusez des ports, et au lieu d’un, ils en ontcreusé quatre. A les entendre, il nous fallait plusieurs annéespour faire des bâtimens, et en moins de six mois nous en avonsen pour porter 2c0 mille hommes. A leur dire, il était impossi-ble de réunir ces bâtimens et ils ont navigué partout; depuis lesbords de la Garonne jusqu’à l’Escaut, les mouvemens ont été con-tinuels, les combats journaliers. Nous avons vu l’artillerie lé-gère parcourir les plages, des patrouilles se multiplier sur lescôtes se porter rapidement à nos batteries. Toutes nos réunionsse sont faites sans perte. Les Anglais disent actuellement quenous ne saurions passer devant leurs vaisseaux ; quand le signaisera donné, ils verront, mais ils ne le verront qu’une fois, si vé-ritablement celte impossiblité est plus démontrée que les Irois au-tres. Une fois nos bataillons formes et nos étendards déployésdans le sein o’Albion, nous verrons ce que peut cette nuée demanufacturiers, d’ou riers et de courtauds de boutique, com-mandes p.ir le Roi George et l’invincible Duc d’York. Quantà Mr. Addingtoii, nous imaginons que son poste dans cette criseimportante sera dans l’ambulance ; ce poste-là au moins, il occu-pera ajuste t.tre, et. il eu remplira bien les fonctions : il y a étéaccoutumé dès son infance,