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de rappeler que les princes de cette maison révêtue de l’autoriténationale coururent l’Europe en chevaliers errans, et pour prixdes sermens que nous faisions de leur être lideles, coalisèrent lesPuissances contre nous.
La convention nationale dut appeler au secours de la patrie lepeuple tout entier. Un million de braves périt sur les frontièrespour la défense de nos droits. Leur courage garantit cette in-dépendance nationale, noble et précieux héritage de nos peres. IIreplaça la nation dans ce haut degré de gloire où nous appelait laposition de la France , le génie belliqueux de son peuple et leslumières du siècle. La victoire demeura donc aux armes Fran-çaises et Dieu lui-même sembla prononcer dans cette lutte entreles Bourbons et le régime féodal d’un côté, et les droits de lanation de l’autre. Les Bourbons et le régime féodal furent pros-crits à jamais.
Ici commence un nouvel ordre de choses. Quand on nous vitdans un état plus paisible, les ennemis de nos droits désespérantde nous vaincre sur-le-champ de bataille, cherchèrent à nousdiviser et à nous combattre par les factions. L’or des étrangers,des émissaires nombreux et perfides et le nom de cette maisonproscrite à jamais, prolongèrent encore les agitations et les dés-ordres.
Des esprits superficiels espérèrent un instant qu’un gouverne-ment confié à un directoire de cinq personnes, fixerait les destinsde la République : vaine espérance ! On réunit inutilement leschefs de différentes factions ; ils employèrent à se surveiller réci-proquement le teins qu’exigeaient les affaires de l’état, et l’on netarda pas à s’apperçevoir que le caractère aimant de la nation nepouvait s’attacher à un gouvernement dont les membres par leurinstitution même, étaient passagers, sans consistence personnelle,et divisés d’intérêts et d’opinions.
Nous marchâmes sous un tel gouvernement d’actions et réactions,de changement en chaugemens, de convulsions en convulsions, ettous les vœux, tous les regards se tournant bientôt vers l’orient,appelèrent pour mettre un terme à nos malheurs, cette grande etmajestueuse réputation qui s’était fqrmé au milieu des camps, desnégociations et du gouvernement des peuple conquis.
Le général Bonaparte touche les rivages Français .
Depuis cette époque, nous n’avons cessé de jouir des fruitsd’une sage, prévoyante et laborieuse administration. Dans queltems, chez quelle nation les comptes du trésor public et desfinances ont-ils été établis avec une régie plus sévere et une plusscrupuleuse exactitude 1 La paix, mais une paix glorieuse, n’a-t-elle pas été conquise, et n’a-t-il pas été permis au peuple Fran-çais d’espérer pour son bonheur et pour sa gloire, tout çe quilserait utile et grand ?
Le code civil, attendu depuis plusieurs années par tant d’in-térêts, et toujours, depuis plusieurs années, ou différé, ou entre-pris sans succès, ou réduit à quelques lois éparses qui ne servaientqu’à augmenter le désordre ; ie code civil u’est-il pas sorti avec