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l'abri de toutes les tempêtes ; ils sont conservés à vous et à vosetifans ; des institutions conçues et commencées au sein des oragesde (a guerre intérieure et extérieure, développées avec coustanceviennent se terminer au brnit des attentats et des complots de nosplus mortels ennemis, par l’adoption de tout ce que l’expériencedes siècles et des peuples a démontré propre à garantir les droitsque la nation avait jugés nécessaires à sa dignité, à sa liberté et àson bonheur.
Par le Premier Consul,
Le Secrétaire d’Etat (Signé) H. B. Maret.
Extrait des Registres du Sénat Conservateur, du 14 Floréal,An 12, delà République .
Le sénat conservateur réuni au nombre des membres présentspar l’article t)0 de la constitution.
Délibérant sur le message du premier Consul de la république,du 5 de ce mois :
Après avoir entendu le rapport de sa commission spéciale dedix membres, nommée dans la séance du 6 du même mois, adopte,au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages, te projet„ de réponse présenté par sa commission, et le mémoire annexé àcette réponse.
Arrête que l’un et l’autre seront insérés an procès-verbal, etportés au premier Consul de la république par une députationcomposée du bureau et des membres de la commission.
Le Sénat Conservateur au Premier Consul de la République.
Vous venez par un message mémorable de répondre d’une ma-niéré digne de vous et de la grande nation qui vous a nommé sonchef, au vœu que le sénat vous avait exprimé et aux sollicitudesque lui avait inspirées l’amour de la patrie. Vous désirez, citoyenpremier Consul, de connaître la pensée toute entière du sénat, surcelles de nos institutions qui nous ont paru devoir être perfection-nées pour assurer sans retour le triomphe de l’égalité et de la li-berté publique, et offrir à la nation et au gouvernement la doublegarantie dont ils ont besoin.
Le sénat a réuni et comparé avec soin le résultat des médita-tions de ses membres, les fruits de leur expérience, les effets du zèlequi les anime pour la prospérité du peuple dont ils sont chargésde conserver les droits. Il a rappelé le passé, examiné le présent,porté ses regards sur l’avenir; il vous transmet le vœu que luicommande le salut de l’état.
Les Français ont conquis la liberté, ils veulent conserver leurconquête ; ils veulent le repos après la victoire. Ce repos glo-rieux, ils le devront au gouvernement héréditaire d’un seul qui,élevé au-dessus de tous, investi d’une grande puissance, environnéd’éclat, de gloire, et de majesté* défende la liberté publique,