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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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qu'allier le souvenir de notre titre et de nos devoirs de Citoyen ,avec nos sentimens d’amour et de dévouement pour votre augustepersonne.

Tous les militaires dans nos rangs, prêts, à votresignal, à bravertous les dangers, ne forment «l’autre désir que de voir élever lemonument durable de la gloire et de la tranquillité de la patrie ;et nous avons cette ferme conviction, que l’hérédité de la su-prême magistrature peut seule assurer l’immuabilité de nosdestinées.

Nous ne pouvons nous empêcher de prévoir les circonstancestêt ou tard inévitables qui, dans l’incertitude de la successiondu gouvernement, en investiraient l’ambitieux qui u y serait portéque par les factions «les part is, ou par l’intrigue des étrangers.

Le système salutaire de l’hérédité, réclamé par l’expérience dupassé et le soin de l'avenir, peut seul nous préserver de cesdéchiremens.

La dynastie qui régna plusieurs siècles sur la France , s’enferma le retour à jamais, en l’ahandounaiit au milieu desorages qui l’agitaient: récemment encore, elle a signalé le comblede sa défection, en offrant à l’ennemi son épée contre les Fran-çais. Les pouvoirs que la France lui a retirés ne peuvent êtretransmis qu'à la famille du héros qui, depuis quatre ans, en estdépositaire sous un autre titre, et les a si glorieusement exercéspour notre bonheur, et le repos de l’Europe .

L’hérédité du gouvernement dans sa famille identifiera lesintérêts du chef de l’état avec ceux du pays qu’il gouverne ; ellelui laisse à transmettre un patrimoine d’honneurs et de gloire.Pour quelques avantages temporaires, en quelque sorte viagers,il ne dévouera pas sa race à né remplir qu’une trône chancelant ;sa tendresse et l’orgueil de sa maison ne lui permettront jamaisde s’endormir sur des dangers plus éloignés «pie les bornes desa vie : et l’amour de la patrie s’accroîtra du sentiment de lapaternité.

Magnanime Consul ! ne négligez plus de désarmer les assassinsqui voudraient, en vous frappant, immoler la patrie ; mettezdans une heureuse impuissance de succès leurs stipendiâmes, cepeuple ennemi qu’agite bien moins la vengeance du passé quela crainte de l’avenir, et qui nourrissant au milieu «le nous decriminelles espérances fomenterait la tuibulence des partis etl’esprit des factions ; en un mot, permettez que le peuple etl'année vous saluent d’un titre révéré qui, transmis dans desformes de succession invariables, soit un signal de réunion pourles Français , uu motif de désespoir pour l'Angleterre, un immua-ble prognostic de la durée de notre gouvernement.

Salut et respect,

(Signé) Bruix, Amiral .

(Suivent les signatures des contre amiraux, officiers in ; Utaire$et d'administration de tous les grades, sous officiers, oïliciers,mariniers, marins et soxdato de la iîotilk.)