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Tome douzième.
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1 1 VIE DE NAPOLÉON BUONAPARTE.

pas à être contre-balancés par les pertesque les Français essuyèrent dans les antresprovinces. Duhesme, dont les troupes sé-taient emparées si perfidement de Barce-lonne et de Figuières , crut que non-seule-mènt il était en force pour se maintenir enCatalogne , mais quil pouvait même en-voyer une partie de ses troupes pour aiderà soumettre Valence et lAragon. Les Ca-talans sont et ont toujours été un peupleguerrier, accoutumés à se servir du fusil,et aussi bons tireurs que les Tyroliens ; ilsne furent pas effrayés de quelques pertespartielles ; ils défendirent courageusementle col de Bruch et dautres défilés : aprèsplusieurs combats, ils forcèrent le généralfrançais deffectuer sa retraite sur Barce-lonne quand il eut perdu une partie de sestroupes et de sa réputation.

Lattaque de Valence, par le maréchalMoncey, fut encore plus funeste aux Fran­ çais . Ce maréchal avait remporté quelquessuccès sur les insurgés qui défendaient lesapproches de la ville; mais lorsquil sa-vança dans lespoir demporter la place, ilfut reçu avec toute lénergie quune popu-lation entière peut opposer. Les citoyens