1 1 VIE DE NAPOLÉON BUONAPARTE.
pas à être contre-balancés par les pertesque les Français essuyèrent dans les antresprovinces. Duhesme, dont les troupes s’é-taient emparées si perfidement de Barce-lonne et de Figuières , crut que non-seule-mènt il était en force pour se maintenir enCatalogne , mais qu’il pouvait même en-voyer une partie de ses troupes pour aiderà soumettre Valence et l’Aragon. Les Ca-talans sont et ont toujours été un peupleguerrier, accoutumés à se servir du fusil,et aussi bons tireurs que les Tyroliens ; ilsne furent pas effrayés de quelques pertespartielles ; ils défendirent courageusementle col de Bruch et d’autres défilés : aprèsplusieurs combats, ils forcèrent le généralfrançais d’effectuer sa retraite sur Barce-lonne quand il eut perdu une partie de sestroupes et de sa réputation.
L’attaque de Valence, par le maréchalMoncey, fut encore plus funeste aux Fran çais . Ce maréchal avait remporté quelquessuccès sur les insurgés qui défendaient lesapproches de la ville; mais lorsqu’il s’a-vança dans l’espoir d’emporter la place, ilfut reçu avec toute l’énergie qu’une popu-lation entière peut opposer. Les citoyens