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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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STATISTIQUE PHYSIQUE. v

lement des eaux de ce lac est sans doute fort antérieure aux premiers temps histor'qCauses des inégalités du sol. Une cause factice de 1 inégalité du sol de Pans a cosisté dans lusage fort ancien dentasser sur différents points les immon ices egravois de cette ville. Ces amas, qui, dabord placés hors des murs, se trouvèrent ensudans lintérieur, lorsque ces murs furent portés plus loin, étaient nommés buttes ,ries, monceaux, mottes. La plupart de ces buttes présentaient l image de petitestagnes. Dans la partie septentrionale, on signalait le Monceau-Saint Gervais , a ude Bonne-Nouvelle , ou de Ville-Neuve-de-Gravoïs , la butte Saint-Boch, ec.buttes ont été aplanies dans la suite; celle de Saint-Roch conservait encore, sousLouis XIV , sa forme agreste et ses moulins à vent : elle ne fut détruite quen 16Sous le règne de Louis XIV , plusieurs autres de ces monticules factices, situes près esboulevards du nord, furent aplanis. 11 en existait encore un sous le rempart de a poSaint-Denis; et, pendant lannée désastreuse de 1709, les pauvres furent employés a ledémolir, moyennant des distributions de pain. A lextrémité orientale de 1 île e a i e,sest formé de même un monticule quon a appelé le Terrait , le Teri ain , ou laaux-Papelars. Un autre monticule, nommé la butte des Copeaux , existe encore enson entier. 11 est devenu un des ornements du Jardin des plantes ; on la recouvert eplantations dessinées en labyrinthe. Le plateau quon voit au nord de ce monticu e,pareillement planté en arbres verts, faisait aussi partie de ce dépôt immon ices.

peut juger par la grandeur de ce monticule quelle était celle des autres buttes. Il paraîtmême que les anciennes buttes surpassaient celle-ci en hauteur.

Un 1512, époque lon craignait de voir Paris assiégé par les Anglais , on décidadabattre toutes ces buttes, qui dominaient les murailles de la ville. Quelques annéesaprès, Jean Briçonnet , président de la chambre des comptes, demanda qu on rasât lesvoiries qui environnaient Paris , et dit quil y en avait de si élevées quelles comman-daient cette ville. Cette proposition ne fut pas entièrement exécutée, puisque la butteSaint-Roch , celle des Copeaux et plusieurs autres furent épargnées.

Mi néralogie de pauis. Voici comment sexpriment MM. Cuvier et Brongniart dans leuressai sur la minéralogie des environs de Paris . « La contrée dans laquelle Paris est située» est peut-être lune des plus remarquables qui aient encore été observées, par la succes-» sion des divers terrains qui la composent, et par les restes extraordinaires dorganisa-» tion ancienne quelle recèle. Des milliers de coquillages marins, avec lesquels alternent» régulièrement des coquillages deau douce, en font la masse principale; des ossements

* danimaux terrestres, entièrement inconnus, en remplissent certaines parties. D autres» ossements despèces considérables par leur grandeur, et dont nous ne trouvons quelques» cougénères que dans les pays fort éloignés, sont après dans les couches les plus super-ficielles ; un caractère très-marqué dune grande irrupton venue du sud-est est

empreint dans les fermes des caps et les directions des collines principales : en un

* ra °t ü nest point de canton plus capable de nous instruire sur les dernières révolutions» qui ont terminé la formation de nos continents.

* La longue colline qui sétend de Nogent-sur-Marne à Belleville appartient entière-

* ment à la formation gypseuse ; elle est recouverte vers son milieu de sables rouges a rgilo-ferrugineux, sans coquilles, surmontés de couches de sables agglutinés, ou même

* § r ® s i renfermant un grand nombre dempreintes de coquilles analogues à celles de Grignon. Cette disposition est surtout remarquable dans les environs de Belleville et

* au sud-est de Romainville; le grès marin y forme une couche épaisse. Cette collinerenferme un grand nombre de carrières qui présentent peu de diiférence dans la dis-

* P osit ion et la nature de leurs bancs.