* SOUS LA DOMINATION ROMAINE. 15
malgré lui proclamé auguste, craignaient qu’il ne renonçât à cette dignité, etque quelques hommes dévoués à l’empereur Constance n’attentassent à sa vie.
Ensuite il nous parle d’une salle consacrée aux délibérations, salle qu’il qualifiede consistorium , où Julien, après avoir cédé au vœu des troupes, tenait son con-seil, et où ces troupes, soulevées par le bruit de sa mort, se portèrent tumul-tueusement, et finirent par s’apaiser en voyant (dans cette salle) ce prince vivantet revêtu des insignes de sa nouvelle dignité. Il ajoute que celui qui répanditle faux bruit de sa mort était le décurion du palais, dont la fonction éminente fai-sait partie des dignités impériales.
Les empereurs Valentinien et Valens ont séjourné à Paris pendant l’hiverde 365. Trois de leurs lois, contenues dans le Code Théodosien , sont datées decette ville.
Ainsi il est certain qu’au quatrième siècle de notre ère il existait à Paris unpalais impérial. On est en conséquence autorisé à dire qu’il avait toute l’étendueet la magnificence convenable à sa destination. Cet édifice, très-vaste, occupait1 emplacement où l’on voit encore ses principaux restes et s’étendait fort au loindans les quartiers environnants, où sont des traces nombreuses de maçonnerieslomaines. Une tradition constante y place un palais, qu’au sixième siècle Gré goire de Tours désigne sans le nommer. Clotilde l’habitait avec ses petits-filsorsque les rois C hildebert et Clotaire firent venir ces enfants, leurs neveux, dansun autre palais de Paris , qui ne peut être que celui de la Cité, et les égorgèrentfroidement pour s’emparer de leurs biens.
Au septième siècle, Eortunat indique ce palais, et le qualifie de vaste édifice,
°u de citadelle distinguée par son élévation, arx celsa. Ce poète recommande aux1 arisiens de chérir le roi Childebert , qui résidait dans ce magnifique bâtiment :
lMlige regnantem celsâ, Parisius, arce.
Le même Eortunat, en décrivant les jardins qui accompagnaient ce palais,nous apprend que la reine Vllrogothe, veuve du même Childebert , roi de Paris ,y logeait avec ses filles. La Chronique de Vézelay porte que des moines de cemonastère vinrent à Paris pour se plaindre de la tyrannie du comte de Nevers.
n quittant le palais du roi, ils s’avancèrent jusqu’au Vieux-Palais ( usquea vêtus palatium ) : là les moines de Saint-Germain-des-Prés vinrent à leurrencontre.
Au douzième siècle, des monuments historiques remettent cet édifice enumière. Un titre de l’an 1138, relatif à l’aumônerie de Saint-Benoît, portefiue cette aumônerie était contiguë au palais des Thermes, juxta locum guiicilui Thermos. Jean de Hauteville , qui (lorissait à Paris en 1180, fait dansS P 0es ’ es , où il se donne la dénomination <VArchilrenius , un tableau pom-peux de cet édifice, qu’il qualifie d’habitation des rois, Dornus aula regum..b j e P a ' a ’ s des rois, dit-il, dont les cimes s’élèvent jusqu’aux deux, et dont
B j CS ^''déments atteignent l’empire des morts. Au centre se distingue
G P'mripal corps de logis, dont les ailes s'étendent sur le même aligne-^ment, et, se déployant, semblent embrasser la montagne. » Avant 1218,>mon de Poissy jouissait de ce palais, et Philippe-Auguste , en cette année,