SOUS LA PREMIÈRE RACE. 35
Saint-Severin était paroissiale. L’édifice a été reconstruit et accru à diversesépoques, notamment dans les années 13W et 1439, avec l’argent produit par lavente des indulgences. À la principale entrée de cette église, on voyait, d’un côtéet de l’autre, deux lions en pierre, symbole de la force. C’était entre ces deuxfigures, et à la porte de cette église, que les dignitaires rendaient la justice, etl’on connaît plusieurs sentences qui se terminent par cette formule : Donné entredeux lions. Un des battants de la porte de la même entrée était autrefois presqueentièrement couvert de fers de cheval. C’était un vieil usage, lorsqu’on entrepre-nait un voyage, d’invoquer pour son succès l’assistance de saint Martin : ce saintétait un des patrons de la paroisse. Pour témoignage de son invocation, on atta-chait un fer de cheval à la porte de cette église ; et pour que le saint protégeâtle voyageur et sa monture, on faisait rougir au feu la clef de sa chapelle, et onen marquait l’animal.
Lorsque les femmes, relevées de couches, venaient entendre à cette église leurmesse de relevailles, on leur mettait un manteau fourré sur les épaules, pourles préserver du froid. A la fête de la Pentecôte, on était en usage de lâcher encette église un ou plusieurs pigeons, pour figurer la descente du Saint-Esprit surles apôtres. Sur la porte du passage qui, de l’ancien cimetière de Saint-Severin,mène à la rue delà Parcheminerie, on lisait, il y a peu d’années, cette moralitéremarquable par ses jeux de mots :
Passant, penses-tu pas passer par ce passage,
Où, passant, j’ai passé’
Si tu n’y penses pas , passant, tu n’es pas sage,
Car, en n’y pensant pas, tu te verras passé.
Le baldaquin qui décore le principal autel est supporté par huit colonnes demarbre, ornées de brome doré. Cette décoration fut exécutee P ai 0 .
les dessins de Le Brun. Plusieurs morts célèbres reposaient dans celes plus distingués sont Étienne Pasquier , Scévole et Louis de Sain e ’
frères jumeaux, premiers rédacteurs de la Gallia chnstiana; Louis " iepin, etc. L’église Saint-Severin fut, en 1812, érigée en seconde succursa eparoisse Saint-Sulpice (1). . . i„
saint-étienne-ues-grés, église détruite, dont 1 emplacemen e airue de ce nom, n° 11. Il existe beaucoup d’obscurité sur son origine et sur *de son nom. Le monument le plus certain qui atteste 1 existence de cet e egest l’acte de donation, plusieurs fois mentionné, par lequel Henri I er onn ,en 1030 ou 1031, à l’évêque de Paris , plusieurs églises abandonnées après lamort d’un nommé Girauld, qui jouissait de leurs biens, acte dans leque c„ isSaint-Étienne est comprise avec les autres. Cependant il existe un tes amenl’an 700, par lequel une dame nommée Erminethrude, faisant des legs a ^ usieU1églises de Paris, donne à celle Saint-Étienne un anneau d’or émaillé va anquatre sous : Basilicœ domui Stéfani anolo aureo nigellato valente sol qua uoi
U) Le bâtiment de celle église appartient aux quatorzième et ^, êlre lerm inées par
plusieurs viiraux d’une exécution remarquable, et des peintures qui ■ dernières années.M.Flandrin. La façade orientale a été également restaurée avec sont dans ce»