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une porte symétrique à celle du monastère qui donne entrée dans une cour dontles bâtiments furent reconstruits en 1720; on rebâtit la prison et une fontainepublique, située au coin de la rue du Vertbois. Une tour de la prison existe en-core dans l’angle de cette rue. Un marché subsistait dans la rue et devant le mo-nastère Saint-Martin ; il gênait les passants, et il était gêné par eux. En 1765, ilfut établi, sur une partie du territoire de ce monastère, un nouveau marchéd après un plan régulier qui formait une place à laquelle aboutissaient plusieurseues. Ce marché fut supprimé. En 1811, on commença la construction d’un autremarché plus vaste et plus commode sur l’emplacement du jardin de ce monas-tère : j’en parlerai dans la suite.
Philippe de Morvilliers et son épouse avaient, en 1426, fondé dans cette égliseune chapelle de Saint-Nicolas, à des conditions dignes du quinzième siècle. Cesconditions gravées sur une table de marbre attachée à un des piliers de cettechapelle, portent, entre autres clauses, celle-ci : « Item , chacun an, la veille de8 Saint-Martin d’hiver, lesdits religieux, par leur maire et un religieux, doivent8 donner, au premier président du parlement, deux bonnets à oreilles, l’un dou-8 ble, l’autresengle (simple), en disant certaines paroles; et au premier huissier8 du parlement, un grand et un escriptoire en disant certaines paroles. » Cettefondation s’exécutait régulièrement chaque année.
Cette église fut, à la mi-carême de l’an 1443, très-endommagée par le tonnerre,lui abattit la croix du clocher, et, dit un écrivain du temps, rompit « le mous-8 tier en plusieurs lieux, tant qu’on disait qu’il ne serait pas bien réparé pour8 trois cents écus d’or. » Ce monastère fut supprimé en 1790. Les bâtiments sonta ujourd’hui occupés par les bureaux de la Mairie du sixième arrondissement etPar le Conservatoire des arts et métiers, que je décrirai en son lieu.
Après avoir rétabli ce monastère, Henri I er expira le 1 er août 1060.
Ce roi n’avait pas encore sept ans lorsqu’il succéda au roi son père ; il régnad abord sous la tutelle de sa mère, et puis sous celle de Baudoin, comte de Flan-dre . Son éducation n’en fut pas moins vicieuse.
Sous ce règne s’établit à Paris une nouvelle magistrature ; du moins c’est sousrègne que son existence est pour la première fois attestée. Cette magistrature,a la fois fiscale, judiciaire et militaire, et qui remplaça celle du comte et duv icomte de cette ville, fut nommée Prévôté. Étienne est, à ce qu’on croit, le prê-ter qui en remplit les fonctions. C’était un homme de mauvais conseil. Il déter-mina le roi Philippe, encore jeune, à piller l’église Saint-Germain-des-Prés . L’or,* argent, les pierreries des reliquaires devaient être la proie du prince et de sonPrévôt. Tout était disposé pour ce projet sacrilège ; mais un miracle, disent leslégendaires, vint fort à propos en arrêter l’exécution. L’audacieux prévôt, quic °nvoitait surtout la précieuse croix que Childebert avait apportée d’Espagne ,Près de porter la main sur cet objet sacré, fut subitement frappé de cécité. Ef-frayé de cet accident, le roi ne voulut point passer outre : il se retira.
C est sans doute par suite des mauvais conseils de ce prévôt que l’on vit ce roi