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pales actions (le la vie de saint Bruno . En 1350,elles lurent peintes sur le mur;en 1500, sur la toile, et dom Zachari Benedicti composa des vers latins pourchaque tableau; enfin, en 1648, le célèbre Lesueur les peignit sur bois, et lesdistribua en vingt-cinq tableaux, qui sont autant de chefs-d’œuvre. Il employatrois années à cet ouvrage ; dans la suite, les chartreux en firent présent auroi, et ces tableaux furent transférés dans la galerie du Luxembourg; aujour-d’hui on les voit au Louvre. Les vitraux de ce cloître étaient remarquablespar la beauté de leurs peintures, ouvrage de Sadeler.
La maison des Chartreux de Paris était une des plus riches de l’ordre. Sesbâtiments et son enclos avaient une vaste superficie. En 1613, Marie de Médicis ,pour former le jardin du Luxembourg acheta plusieurs parties de celui deschartreux, et leur donna en échange des terrains situés au delà du cheminqui conduisait à lssy. Cette route, ancienne voie romaine, passait autrefoisdevant l’église de ce couvent; elle fut alors détournée, et comprise dans l’en-clos de ces religieux. Cette vaste clôture, placée dans l’intérieur de Paris ,gênait la population environnante et rendait les communications difficiles. Elleest aujourd’hui en partie occupée par deux pépinières.
Les chartreux ont été supprimés en 1790, et leur église et leur couvent dé-molis. L’emploi qu’on a fait de leur emplacement est une source d’agrémentspour les habitants du voisinage; des rues nouvelles ont été ouvertes, et descommunications désirées se sont établies. Le jardin du Luxembourg s’estagrandi du côté du sud; une longue et large avenue, plantée de plusieurs rangsd’arbres, qui, du parterre du palais des Pairs, s’étend jusqu’à une vaste grille,et se prolonge au delà jusqu’à l’édifice de l’Observatoire, remplace avantageu-sement les sombres et tristes demeures de ces solitaires inutiles.
sainte-croix-de-la-bketonnerie. Cette église de chanoines réguliers, si-tuée rue de ce nom, entre les n t)S 12 et 16, fut, en 1258, fondée par saintLouis, dans l’emplacement de la maison de l’ancienne Monnaie. Voici commele sire de Joinville parle de cette fondation : « Revint une autre manière de» frères qui se faisoient appeler Frères de Sainte-Crois, et portant la croiz de-» vant leur piz (poitrine) et requistrent au rov que il leur aidast. Le rov le fist■> volentier et les herbergea en une rue, appelée le quarrefour du Temple, qui» ore est appelée la rue de Sainte-Crotz. » Ces frères, nommés d’abord Porte-Croix, Croisiers, quoique riches des bienfaits de saint Louis, ne laissaient pasd’aller tous les matins demander l’aumône dans les rues de Paris .
Leur église fut bâtie par le célèbre Pierre de Montreuil ; c’était un des plusbeaux ouvrages de cet architecte. Sous cette église étaient seize caveaux quiont servi de sépultures à plusieurs familles de Paris . Le président Barnabé Bris-son y fut enterré en 1591. On y voyait quelques monuments funèbres et quel-ques tableaux de Vouet et de Philippe de Champagne . Le réfectoire était aussiorné de tableaux; on y remarquait un élégant lavacrum, exécuté d’après lesdessins de Servandoni .
Quoique ces chanoines fussent qualifiés de réguliers, ils ne l’étaient guèredans leurs mœurs. On tenta, à plusieurs reprises, d’introduire parmi eux la ré-forme; mais ces tentatives restèrent toujours sans succès. Enfin ils résolu-