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SOUS I* 111 LIPPU 111 I)1T LE HARDI.
excita la jalousie et la vengeance des princes et seigneurs, qui saisirent cetteoccasion pour le perdre. Le roi, dans sa cruelle incertitude, voulant découvrirl’auteur de cet attentat, envoya des abbés, des évêques, dans le Brabant,pour y consulter une béguine ou religieuse de Nivelle, qui avait la réputationd’être prophétesse ou magicienne. On n’obtint par ce moyen rien de positif.Pierre de la Brosse , innocent ou criminel, fut sacrifié : il fut pendu, le 30 juin1278, au gibet de Montfaucon, qu’il avait fait rétablir quelques années aupa-ravant. Les ducs de Bourgogne et de Brabant, et Robert, comte d’Artois, assistè-rent à son supplice.
Le roi Philippe vivait en moine, comme son père; son juron était par Dieu qui me fit. Il mourut le 3 octobre 1285, en faisant la guerre à Pierre III , roi d’A-ragon, excommunié par le pape.
Le règne de Philippe 111 fut signalé par quelques institutions utiles.boucherie de saint-germain-des-prés. Elle fut établie en 1274 par Gérard,abbé de Saint-Germain, qui permit aux bouchers de sa terre d’avoir seize étaux,à la charge, par ces bouchers, de payer la somme de vingt livres tournois,dont la moitié appartiendrait à l’abbé, et l’autre au prévôt de l’abbaye. Cetétablissement a donné son nom à la rue dite des Boucheries-Saint-Germain.
confrérie des chirurgiens. Jean Pitard , chirurgien de saint Louis, avaitproposé à ce roi d’établir une confrérie de chirurgiens qui seraient soumis àdes réglements propres à prévenir les nombreux abus qui se commettaient dansla pratique de leur art. Elle ne fut légalement autorisée que vers l’an 1270,sous le règne de Philippe-le-Hardi qui confirma ses réglements. En voici la sub-stance. Cette association portait le nom de Confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien-, les confrères étaient tenus, tous les premiers lundis de chaque mois,de visiter les pauvres malades qui se rendaient ou se faisaient transporter àSaint-Côme. Tous les confrères devaient s’assujettir à la théorie, à la manièred’opérer, ainsi qu’aux maximes établies par le réglement. Cet article, très-nuisible aux progrès de l’art, détermina plusieurs chirurgiens étrangers à dé-serter Paris . En 1437, cette confrérie fut agrégée à l'Université, et, en 1561, onlui permit d’avoir un bâtiment contigu à l’église Saint-Côme, pour y placer lesmalades qui, au premier lundi de chaque mois, venaient s’y faire panser.
Les membres de cette confrérie étaient chirurgiens de longue robe, et les bar-biers-chirurgiens, établis en communauté sous la direction de Jean Pracontal ,premier barbier du roi, étaient chirurgiens de robe courte. Les étudiants decette dernière classe parvinrent à se faire admettre par la faculté de méde-cine en qualité d’écoliers de cette faculté. Cette admission fut, au seizièmesiècle, la source de soixante années de procès entre les chirurgiens de robelongue et les chirurgiens de robe courte. Malgré ces obstacles que, dans sespremiers pas, rencontra l’art chirurgical, il a suivi la marche progressive detoutes les autres connaissances humaines.
collège d’harcourt, situé rue de la Harpe, n° 94. Raoul d'Harcourt, cha-noine de l’église de Paris , et son frère, évêque de Coutances , fondèrent, en 1280,ce collège pour les pauvres écoliers des diocèses de Coutances , de Bayeux ,d'Évreux et de Rouen . Les bâtiments de cette maison ont été démolis, et sur