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jugements, elles se décidaient par un ancien conseil, composé d’anciens ollKciers des clercs. Elle se qualifie, dans une des ordonnances, rendue le 2-2 août1759, de Basoche régnante en titre et triomphe d'honneur. La Basoche du Châ-telet, le jour de Saint-Nicolas, faisaient célébrer une messe solennelle, donnaitun dîner et des fêtes auxquels assistaient des magistrats du Châtelet; elle re-présentait, au quinzième siècle, comme les clercs de la Basoche du Palais, desmystères et des pastorales.
Tels furent les établissements faits à Paris sous le règne de Philippe-le-Bel .
PARIS SOUS LOUIS X, DIT LE HUTIN .
Louis X succéda, le 29 novembre 1314, à Philippe-le-Bel , son père. Ce roiétait faible et facilement irritable. Suivant un écrivain de son temps, il voulait,niais ne savait pas faire le bien : il était, dit-il, volentif , mais n'étoit pas bien en-tentif en ce qu’au royaume il fallait. Pendant les deux années assez mal em-ployées de ce règne, on ne trouve qu’une seule institution a Paris .
collège de montaigu, situé rue des Sept-Voies, n° 26. La fondation de cetétablissement doit être attribuée à Gilles Âicelin de la maison de Montaigu. Cecollege réorganisé et doté par plusieurs personnes de la famille d Aicelin, étaità la lin du quinzième siècle ( 1483) dans une décadence complète. Alors le cha-pitre de Notre-Dame , le 12 mai de cette année, nomma principal de ce collègeJean Standonc, qui, par ses soins et les libéralités de diverses personnes, par-vint à faire rétablir les bâtiments, à construire une chapelle et à entretenirdouze boursiers. On y avait astreint les écoliers à une règle très-austère ; on lesfaisait fréquemment jeûner. De tous les collèges de Paris , celui-ci fut toujoursle Plus mal administré ; de tous les écoliers de cette ville, ceux de MontaiguPassaient pour les plus maltraités, pour les plus malheureux. Érasme , qui sé-journa quelque temps dans ce collège, y tomba malade par l’effet de l’insalu-brité du logement et de la nourriture. Pendant le jour, ces écoliers allaientmendier pour vivre et recevaient, avec les pauvres, le pain que distribuaient leschartreux. Leur vêtement, très-grossier, qui consistait en une cape de grosdrap brun, fermée par-devant, et en un camail fermé devant et derrière, lesfil appeler les pauvres capeites de Montaigu. Du temps de Rabelais , ce collègese trouvait encore dans un état déplorable. Les écoliers, rongés par la ver-ïïdue, que l’on nommait éperviers de Montaigu , étaient cruellement tyranniséspar leurs maîtres. Ils le furent surtout par leur principal, Antoine Tempeste.Rabelais parle de ce professeur :« Tempeste , dit-il, fut ung grand fouetteur“ d’eseholiers au collège de Montagut. Si par fouetter pauvres petits enfants,“ es choliers innocents, les pédagogues sont damnés, il est, sur mon honneur,* eu la roue d’ixion, fouettant le chien courtaut qui l’esbranle. »
Le collège de Montaigu s’est maintenu en plein exercice jusqu’en 1792, épo-que de sa suppression. Ses bâtiments ont ensuite été convertis en un hôpital eten une prison militaires. Us ne sont plus affectés aujourd’hui qu’à cette dernièredestination.
synagogue des juifs. Sous ce règne, stérile en élahlissemenls, je placerai.