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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS PHILIPPE VI DIT LE VALOIS.

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qui, ne faisant point partie de la corporation, et n’ayant point juré d’observerses réglements, tenteraient d’exercer leur métier dans cette ville. Ce réglementfut signé par trente-sept ménétriers, jongleurs oujongleresses.

Tant que les frères ménétriers n’eurent qu’un prêtre pour desservir leurchapelle, ils furent les maîtres de leur établissement; mais ils cessèrent del’être dès qu’ils en eurent réuni plusieurs. Ces prêtres parvinrent à faire abolirl’hôpital, et se livrèrent à des désordres si scandaleux, qu’en 1641 l’archevêquede Paris les remplaça par des Pères de la Doctrine chrétienne. Cependant, mal-gré ces usurpations, les maîtres violons de Paris conservèrent encore, danscette église, quelques prérogatives. Cette église, démolie au commencementde la révolution, est remplacée par une maison particulière.

chapelle de saint-Yves, située rue Saint-Jacques, au coin de celle desNoyers. Elle fut fondée, en 1348, par les écoliers bretons étudiant à Paris .Saint Yves, qu’on nommait Y avocat des pauvres, devint le patron des avocatset des procureurs qui établirent une confrérie dans cette chapelle, et en furentles administrateurs. Cet édifice était d’une construction élégante : son portailoffrait les statues de Jean VI, duc de Bretagne, et de Jeanne de France , sonépouse. Sur son emplacement s’est élevée une maison particulière.

collèges. — Dans la période qui m’occupe, on fonda à Paris un grand nombrede collèges. Le collège de Marmoutier , rue Saint-Jacques, près du collège duPlessis, fut établi en 1329 par Geoffroi du Plessis, et celui d 'Arras , situé rued’Arras, n° 4, par Nicolas de Cauderlier, abbé de Saint-Vaast d’Arras . En 1330,le collège de Bourgogne s’éleva sur l’emplacement où est l’École de médecineactuelle, et fut doté par la reine Jeanne de Bourgogne; celui des Lombards , ruedes Carmes, n° 23, fondé en 1334 par plusieurs Italiens, reçut le nom de Mai-son des pauvres escaliers italiens de la char ité de Notre-Dame ; celui des Écossais,situé d’abord rue des Amandiers, et ensuite rue des Fossés-Saint-Victor, n os 25et 27, fut établi par Jean, évêque de Murray en Écosse, en 1333 ; celui de Tours ,rue Serpente, n° 7, fut organisé l’année suivante par Étienne de Bourgueil, ar-chevêque de Tours ; le collège de Lisieux, rue Saint-Jean-de-Beauvais, n° 5,était dû à la magnificence de Guy de Harcourt, évêque de Lisieux (1336). Cefut dans l’église de cet établissement, le 1 er septembre 1815, qu’on installa lapremière école d’enseignement élémentaire, d’après la méthode de Lanças-fer. Cette école y subsiste toujours; elle est considérée comme l’école-mère defoutes celles de ce genre qui ont été établies à Paris .

Le collège d’Autun, rue Saint-André-des-Ars, n° 30, fondé par Pierre Ber-trand, évêque d’Autun , était destiné à quinze écoliers, natifs des diocèses deVienne, du Puy et de Clermont ; celui de Hubant ou de VAve-Maria, rue de laMontagne-Sainte-Geneviève, n° 83, fut doté en 1339 par Jean de Hubant, pré-sident de la chambre des enquêtes à Paris. Jean Mignon, archidiacre de Blois ,en 1343, établit le collège de Mignon pour douze écoliers de sa famille, dans larue de ce nom. Le collège de Chanac o.u de Saint-Michel , appelé encore dePompadour , était situé rue de Bièvre, et dut son existence en 1324 à Guillaumede Chanac, évêque de Paris, de la famille de Pompadour en Limousin . Le col-lège à’Aubusson et celui de Maître Clément n’ont laissé aucun souvenir dans