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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS JEAN 1)1T LE BON. 211

situé dans la môme rue que le précédent, du collège des Allemands, qui s’éle-vait rue du Mûrier, près de la place Maubert, ni du collège de Vendôme , rue del’Éperon. Sur l’emplacement du collège de Justice, rue de la Harpe, 84, bâti en1354, aux frais de Jean de Justice, évêque de Baveux, s’élève en partie le col-lège actuel de Saint-Louis.

petites écoles de PAïus. On ne sait à quelle époque elles furent établies;mais elles existaient en 1357, et se trouvaient alors réparties en divers quartiersde Paris , comme le prouve un réglement qui, en cette année, fut fait pour cesécoles. Ce réglement portait que les maîtres ne pouvaient enseigner que lesgarçons, et les maîtresses que les filles, à moins que le chantre de l’église Notre-Dame , souverain dominateur de ces écoles, n’en ordonnât autrement. Chaqueannée, les maîtres et les maîtresses étaient tenus de faire renouveler, par cechantre, en payant, la permission d’enseigner. Quelques maîtres, pour se sous-traire à cet impôt, tenaient leur école dans des lieux secrets : c’est ce qu’onnommait alors écoles buissonnières.

Vers l’an 1699, il fut établi, dans chaque paroisse de Paris , une école gratuite,dite de Charité. Ces nouvelles écoles firent tomber les anciennes. Le chantrede Notre-Dame s’opposa de toutes ses forces à cette innovation attentatoire àses prérogatives féodales; mais son opposition fut sans effet. Ces écoles, sus-pendues pendant la révolution, ont été rétablies et sont dirigées par des Frèresde la Doctrine chrétienne.

ÉTAT PHYSIQUE DE PAEIS.

Depuis le règne de Philippe-Auguste jusqu’à celui du roi Jean, les espacesvides, les terres labourables et les vignes comprises dans l’enceinte que ce pre-mier roi avait fait élever autour de Paris , s’étaient remplis d’édifices nouveaux,d’hôtels, que les évêques, les abbés, les seigneurs de France construisirentpour être à portée de surveiller leurs propres affaires, de solliciter pour le gainde leurs procès, etc. Ils s’étaient aussi remplis de collèges et de monastères,qu’on y avait fondés en si grande quantité, qu’il n’y eut plus de place dans l’in-,térieur des murailles, et que plusieurs établissements refluèrent à l’extérieur.Des événements malheureux, la prise du roi Jean à la bataille de Poitiers , lestroupes des vainqueurs qui ravageaient les environs de Paris et menaçaientcette ville, déterminèrent les habitants à agrandir l’enceinte du côté du nord, età y enserrer tous les établissements extérieurs.

accroissement de l’enceinte de paris . Les travaux de cette enceinte com-mencèrent au mois d’octobre 1356. Dans la partie méridionale de cette ville, leplan des fortifications n’éprouva point de changement; mais de grandes répara-tions furent faites aux murailles qui tombaient en ruine. Les portes munies detours et d’autres ouvrages, les fossés, pour la première fois profondément creu-sés, et, dans quelques parties, remplis par les eaux de la Seine , mirent de cpcôté les Parisiens en sûreté.

Dans la partie septentrionale, l’enceinte reçut un accroissement considéra-ble. De l’ancienne Porte Barbette , située à l’extrémité orientale du quai des