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SOUS UE RÈGNE DE CHARLES V.
la rivière, entre la tour de Nesle, située à la place du pavillon oriental du pa-lais de l’Institut, et une tour de la ville appelée la Tour qui fait le coin.
canal de bièvre. Les fossés profonds qui furent creuses autour de 1 enceintede la ville, interceptèrent le cours des eaux de la Rievre. Alors les religieux de•Saint-Victor, au profit desquels l’ancien canal avait été creusé, établirent unenouvelle branche de canal qui, suivant à peu près la direction de la rue desEossés-Saint-Bernard, versait ses eaux dans la Seine , en traversant 1 emplace-ment de la Halle aux vins. Ils ne purent faire exécuter ce canal qu’à la conditionqu’ils construiraient un pont sur le bord de la Seine , à 1 endroit où les eauxdu canal se verseraient dans cette rivière. Ce pont fut bâti et porta le nom dePont-aux-Marchands. La partie abandonnée de l’ancien canal, celle qui se trou-vait dans l’intérieur de l’enceinte, privée des eaux de la Bièvre, servit d egoutaux rues des quartiers voisins. Un cloaque nomme Trou-Punais, situe a 1 en-droit où la rue des Bernardins rencontre celle de Saint-Victor, recevait les eauxdans les temps de pluies- Ils s’en exhalait une odeur qui incommodait les habi-tants du voisinage, et causait des maladies contagieuses. Maigre les plaintes,c e ne fut qu’en 1672 que ce foyer de puanteur fut supprimé, et que la rivièrede Bièvre s’écoula dans la Seine par son lit actuel et primitif.
petit-pré-aux-clercs. Il était situé entre les rues Mazarine et des Petits-àugustins, et entre la rue du Colombier et le quai Malaquais. U était séparédu Grand-Pré-aux-Clercs par un large canal qui s’etendait.en longueur depuist a rive de la Seine jusqu’au bas de la rue Saint-Benoît. L’emplacement de ceP r é commença, au seizième siècle, à se couvrir de maisons. Sous le règne deHenri IV on y ouvrit la rue des Petits-Augustins; l’hôtel et les jardins de la reineMarguerite en occupaient la pius grande partie. Ces jardins sont représentésaujourd’hui par les rues des Beaux-Arts et des Petits-Augustius.
petit-saint-antoink, église et couvent situés rue Saint-Antoine, à 1 endroit°ù se trouve le passage du Petit-Saint-Antoine.
Charles V , pendant qu’il était dauphin, confisqua une propriété nommée leManoir de la Saussaije, et la donna à des religieux de l’ordre de Saint-Antoine.Ces religieux étaient spécialement destinés à loger et à soigner les pauvres affli-gés de celte maladie terrible qu’on nommait maladie des ardents, le feu sacré,I e feu Saint-Antoine, le feu d’enfer. Cette institution avait un but utile et res-pectable; mais on ne peut guère faire l’éloge des religieux qui la composaient.Us menaient, au treizième siècle, une vie très-scandaleuse. Guiot de Provins,dans sa Bible , fait de leurs mœurs un tableau sans doute exagéré. « Ce sont“ des trompeurs qui inventent mille fourberies, dit-il, pour tirer de l’argent du’’ public : on les voit, montés sur un cheval qui porte une sonnette au cou,“ parcourir les villes, les châteaux, pour y faire des dupes; tout l’argent qu’ils" tirent de la crédulité publique, ils l’emploient en gloutonnerie et en débau-”»ches... Tout le pays est peuplé de leurs enfants : leur cochon de Saint-Antoine" leur vaudra cette année cinq mille marcs d’argent. Leurs impostures sont” trop évidentes; les évêques les connaissent, mais ils n’en font aucune justice,“ parce qu’ils partagent avec ces moines les produits de leurs fourberies. » —Sans doute ces religieux s’étaient fort amendés lorsque Charles V les établit à