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fidélité; et, bientôt on commença, dans la chancellerie du palais, à sceller aunom de cet enfant-roi, et à lire en tète des actes publics ces mots : Henri , parla grâce de Dieu , roi de France et d’Angleterre. Les Anglais , pendant près dequinze années, depuis le mois d’octobre 1421 jusqu’au mois d’avril 1436, gou-vernèrent Paris et une grande partie des provinces de France . Voici les chan-gements qu’éprouva cette ville pendant la domination de ces étrangers.
hôtel des touunelles, situé rue Saint-Antoine, en face de l’hôtel Saint-Paul,dans l’emplacement qui aujourd’hui est en partie occupé par la Place Royale.Cet hôtel fondé par Pierre d’Orgemont , en 1390, devint en 1417 la propriété duroi. Dans les titres, cet hôtel est qualifié de Maison royale des Tournelles. Char-les VI l’habita dans les temps de sa démence. Le duc de Bedford y logea pen-dant la durée de la domination anglaise à Paris . Ce prince le lit reconstruire, eten augmenta considérablement l’étendue. Les Anglais ayant été expulsés decette ville en 1436, et Charles Vil s’y étant établi, l’hôtel des Tournelles devintle séjour le plus ordinaire de ce dernier roi, qui le préféra à celui de Saint-Paul.Son nom des Tournelles lui vient de la grande quantité de tours dont il étaithérissé, suivant l’usage de cette époque. On y remarquait plusieurs galeries, lasalle des Écossais , la salie de brique et la salle parée. Les bâtiments étaient en-tourés de vastes jardins. Une partie de l’hôtel des Tournelles portait le nomspécial d 'Hôtel du Roi. En 1464, Louis XI fit construire une galerie qui de cedernier logement traversait la rue Saint Antoine, et aboutissait à l’hôtel de ma-dame d’Étampes, dit Hôtel Neuf.
Louis XII mourut, le 1 er janvier 1515, à l’hôtel des Tournelles. D événementfatal qui priva de la vie le roi Henri II détermina Catherine de Mcdicis à renon-cer à cette habitation. En 1565, la-démolition en fut ordonnée. Sur son empla-cement on établit le Marché aux Chevaux , qui, au mois d’avril 1578, fut le théâ-tre d’un combat violent entre les mignons de Henri III et les favoris du duc deGuise. Plus tard, dans le même lieu, on construisit la Place Royale.
saint-geumain-l’auxeruois. J’ai déjà raconté l’origine et les divers états decette église, dont le doyen se prétendait seigneur suzerain de la plupart desétablissements religieux fondés dans la partie septentrionale de Paris . Il étaitle despote du nord de la ville comme l’abbé de Saint-Germain-des-Prés l’étaitdes rives de la Seine et d’une grande portion de la partie méridionale de Paris .Si l’on eût cédé aux prétentions de ces deux seigneurs-prêtres, jamais la capi-tale du royaume ne se serait agrandie.
Pendant la domination des Anglais , en 1423, cette église fut en majeure par-tie reconstruite. Le portail est remarquable par l’élégance de son porche, quivient d’être restauré ainsi que la nef et les chapelles, sous la direction deM. Baltard. L’entrée en est décorée par six statues, dont deux représentent leroi Ghildebert et la reine Ultrogothe, prétendus fondateurs de cette église.
Cette basilique était d’abord collégiale et paroissiale , mais un long et scanda-leux procès entre le curé et les chanoines détermina le parlement en 1744 àréunir ce chapitre à celui de la cathédrale. Après cette réunion, les marguil-liers de Saint-Germain firent exécuter plusieurs réparations dans le chœur, etnballrele jubé, ouvrage recommandable de l’architecte Pierre Lescot et du